La politique de cohésion européenne. Nous sommes là en plein jargon technocratique bruxellois, un jargon qui n'est pas fait pour sortir le commun des mortels de cet euroscepticisme qui inquiète le président de l'ARF Alain Rousset. On pourrait tout simplement parler d'aide au développement des régions défavorisées. Mais, puisque l'on peut faire compliqué, on en rajoute encore en greffant des références au PIB (Produit Intérieur Brut)...Bref, pour essayer d'y comprendre quelque chose, il faut dire que c'est du soutien financier de l'Europe dont il s'agit au cours de cette période critique 2014-2020. L'UE a accueilli, rappelons-le, de nouveaux pays membres qui ne roulent pas sur l'or, et qui ont donc davantage besoin d'aides que les autres.
Logiquement il faudrait donc accroître le budget communautaire pour soutenir leur développement sans pénaliser celui des premiers venus, comme les régions espagnoles et françaises. Mais nous sommes en période d'austérité et les gouvernements nationaux, aux prises avec les déficits abyssaux (qui pour les eurosceptiques découlent au moins en partie de la politique européenne) ne sont guère portés à jeter l'argent par les fenêtres. La France a même demandé que l'Europe s'applique les mêmes règles d'austérité que les Etats. En tout cas, un certain nombre de régions se sont émues des risques encourus en matière de financements. Pour tenter de ne pas les pénaliser, la création d'une troisième catégorie de régions éligibles dites "intermédiaires" et " dont le PIB par habitant est compris entre 75 et 90% de la moyenne nationale" est programmée.