LGV: le sondage qui ouvre un boulevard au projet et agace les collectifs de défense


Quatre-vingt-neuf pour cent des habitants de huit départements du Sud-Ouest approuvent le projet de LGV (ligne à grande vitesse) Bordeaux-Espagne. Mais le CADE annonce un rassemblement à Bayonne pour samedi.


(Image extraite d'une vidéo de GPSO)
(Image extraite d'une vidéo de GPSO)
La région Aquitaine et RFF (Réseau Ferré de France) communiquent les résultats d'un sondage qui semble ouvrir "un boulevard" à la réalisation de la LGV Sud-Europe Atlantique. Il est en effet indiqué:
"Afin de mieux connaître la perception et les attentes des habitants de huit des départements directement ou indirectement concernées (Gironde, Landes , Pyrénées-Atlantiques , Lot-et-Garonne, Gers , Hautes-Pyrénées , Tarn-et-Garonne , Haute-Garonne) par les grands projets ferroviaire du Sud Ouest, RFF a confié à l'IFOP le soin de réaliser un sondage auprès des populations concernées.Ce sondage a été réalisé du 7 au 12 octobre soit après l'annonce par le Ministre d'Etat du choix définitif du fuseau de 1000 mètres retenu. La campagne d'affiche et d'insertion dans la presse régionale a démarré postérieurement au sondage, le 14 octobre et ne l'a donc pas influencée.
"Les grands enseignements du sondage montrent que :
  • 89 % des personnes interrogées sont très favorables (41 %) ou favorables (48 %) à ce projet
  • 6 % de personnes plutôt défavorable et 5 % de personnes très défavorables
  • L'ensemble des départements est très largement favorable au projet avec par exemple des scores de :
-93 % pour la Haute-Garonne
-92 % pour la Gironde
-83 % pour les Landes
-78 % pour les Pyrénées Atlantiques
-76 % pour le Lot et Garonne
-96% pour le Tarn et Garonne
  • Parmi les raisons d'adhésion au projet sont spontanément cités (plusieurs réponses possibles)
-l'amélioration et la modernisation du réseau : 34 %
-la rapidité et le gain de temps : 30 %
-les nouvelles dessertes : 17%
- l'amélioration de la desserte de Toulouse : 9 %
-le lien vers l'Espagne : 6%
  • Parmi les éléments de rejets:
-L'impact sur les zones habitées : 9 %
-L'impact sur le paysage : 6 %
-Les nuisances sonores : 2%
"En commentaire de ces éléments, RFF souhaite poursuivre avec l'ensemble des partenaires du projet l'intense travail de concertation et d'échanges avec les populations concernées. La très large adhésion au projet ne doit pas masquer la nécessité de lever les inquiétudes restantes dans certaines communes traversées.L'appréciation très majoritairement positive des habitants du Sud-Ouest constitue un signal fort pour la poursuite de ce projet, riche d'avenir pour la région. Pour la Région Aquitaine, ce résultat est particulièrement satisfaisant et correspond aux attentes des Aquitains qui se sont exprimés durant toute la phase de concertation du SRIT. Le triple enjeu économique, sociétal et environnemental a bien été compris par les Aquitains. Il faut aujourd'hui travailler à l'intégration de ces nouvelles infrastructures dans leur environnement et à des solutions tenant compte de la préservation du cadre de vie des populations riveraines."


Le CADE: "réponse samedi à Bayonne"

La réaction du CADE (Collectif des Associations de défense de l’Environnement Pays Basque Sud des Landes) ne s'est pas faite attendre par la voix de son président Victor Pachon:
"Le CADE constate que 64% des sondés ignorent ce que veut dire le GPSO mais 89% approuvent les LGV. L’exercice commandé et payé par RFF (29 milliards de dette) ne prenait pas de trop gros risques. On est généralement pour ce qui est présenté comme « la modernité ». En général, on ne prend pas la peine d’examiner que les LGV favorisent les grandes métropoles et font décliner les villes moyennes (Bordeaux construit actuellement 30 000 m2 de bureaux par an pendant 15 ans autour de la gare et en même temps espère le million d’habitants. Ces emplois tertiaires seront ceux qui auront été aspirés en même temps que les employés dans les villes moyennes d’Aquitaine).
"On ne prend pas la peine de constater que d’après les propres études de RFF, l’amélioration des voies existantes entre Bayonne et Bordeaux permettrait un gain de temps de 17mn alors que la nouvelle ligne en gagnerait 21 pour plus de 5 milliards d’euros. On ne prend pas la peine de dire que 2 trains sur 3 seulement s’arrêteront à Bayonne et 1 sur 2 à Dax.
"Il y a quelques années, si on avait demandé aux Français s’il fallait construire des Concordes ils auraient dit oui au moins à 89%. Et pourtant Concorde n’existe plus. Il en est de même avec les TGV qui après avoir cannibalisé la SNCF sont aujourd’hui en fin de vie. La « fin du modèle TGV » est désormais annoncée y compris par les responsables de la SNCF et c’est sans doute ce qui nous vaut ce sondage superficiel.La réponse au sondage aura lieu samedi 11 décembre à 15h à Bayonne où élus et associations manifesteront de concert derrière les tracteurs des agriculteurs".



Mercredi 1 Décembre 2010

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