La Sncf Aquitaine Poitou-Charentes face aux grands projets


Terminus des trains en gares du nord de Bordeaux, début mai, pour cause grand chantier. Côté LGV Pays Basque le CADE brocarde Alain Rousset


Les TER à la traîne

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Les dirigeants de la SNCF Aquitaine-Poitou-Charentes (découpage préfigurant la future région?) ont qualifié à Bordeaux, lors de leur point presse, 2014 comme étant une année charnière. Dans le domaine des TER, mais aussi globalement. La période sera en effet marquée par l'incidence des travaux, et c'est le voyageur qui risque de grincer, même si le transporteur fait de son mieux pour mettre de l'huile dans les rouages. Le président de la région Aquitaine -laquelle finance les TER- manifestait dernièrement d'ailleurs sa mauvaise humeur à propos du fonctionnement médiocre de la branche TER. Les chiffres de la SNCF confirment qu'elle est fondée:le taux de régularité des TER n'a été que de 88,5% en 2013, soit nettement en-dessous de la barre fixée par la région. Quelques 8200 trains supprimés dans l'année! Mais l'exploitant avance de bonnes raisons: incidences des fortes précipitations qui ont provoqué des glissements de voies, inondation de la gare de Bordeaux, divagation d'animaux, matériel vieillissant, travaux....
L'arrivée des nouveaux trains Régiolis (22) et Regio 2N est, de plus, annoncée avec du retard par Alstom et Bombardier, et la SNCF doit prolonger la vie les anciens matériels. Le premier Régiolis doit rouler cependant en avril entre Bordeaux et Agen.
L'exploitant lui-même souffre de la situation puisque la fréquentation des TER a baissé de 0,9% en 2013 (statistique de fin novembre). C'est l'incidence des travaux, mais aussi de la baisse (-6%) du trafic TGV en Aquitaine. A noter toutefois que les lignes Bordeaux-Arcachon et Bordeaux-Périgueux sont en progrès.

Le coup de poing de mai

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Selon la SNCF , l'année 2014 sera celle de travaux de grandes ampleur sous la houlette de RFF. Une opération coup de poing de 96 H est notamment programmée, du 7 mai à 13H, au 11 mai à 13H en raison du chantier qui vise à la suppression du bouchon ferroviaire de Bordeaux. Il s'agit de permettre, dès 2017, le passage des trains sur 4 voies depuis le Pont Garonne. L'objectif est aussi de réaliser le raccordement de la future ligne TGV. Donc, du 8 au 11 mai à 13 H aucun train n'accèdera par le Nord à Bordeaux Saint-Jean. Terminus en "gares du nord", Saintes et Libourne notamment, et "relais routier". A noter que cette vaste opération sera précédée d'une petite répétition les 1er et 2 février prochains en raison de travaux importants de RFF qui visent au remplacement complet de voies entre La Grave et La Gorp.
A tout cela s'ajoutent les chantier de modernisation de Bordeaux Saint-Jean, la préparation du Chantier Belcier, la construction d'une station de maintenance des TGV, l'adaptation du Technicentre aux impératifs des Régiolis et Régio2, les travaux de modernisation des gares dans d'autres villes de la région, l'incidence du programme Euratlantique...Beaucoup de chantiers sur les rails...

ANTIS LGV: Le CADE taquine Rousset

Ph CADE
Ph CADE
De son côté le collectif anti-LGV du Pays Basque, CADE, maintient la pression, et diffuse un communiqué avec images à propos d'une manifestation qui s'est déroulée à Anglet à l'occasion d'une cérémonie avec Alain Rousset. Il écrit: "à l’occasion de la visite de M Rousset président du Conseil Régional à Anglet, le CADE et les associations opposées aux LGV ont présenté leurs vœux à leur façon. Près de 70 personnes portant des drapeaux et des banderoles se sont présentées devant la salle de Quintaou qui devait être inaugurée.
"M Rousset est entré en catimini par l’arrière du bâtiment
"Au moment du couper de ruban, les opposants se sont adressés par mégaphone au premier gaspilleur de la région expliquant que la plus chère des LGV existantes avait couté 19 millions d’euros au Km et que celle que M Rousset défend bec et ongles dans les couloirs ministériels malgré tous les récents rapports officiels hostiles, couterait 31 millions du Km pour le GPSO voire 51 millions du Km pour le Pays Basque. Le tout pour le plus faible taux de rentabilité jamais affiché par une LGV. Ils ont alors lancé à l’adresse de celui qu’ils ont qualifié de « Grande Vanité et petits couloirs » des poignées de billets de 10 euros factices".

Samedi 18 Janvier 2014

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