Le CADE et la DUP LGV:"où est la démocratie participative?"



Le CADE (Collectif de Défense de l'Environnement Pays Basque, sud des Landes) nous adresse un communiqué suite à la signature de la DUP LGV sud-ouest. Extraits:
"Sans surprise le gouvernement a cédé au lobbying forcené de quelques grands élus d’Aquitaine et de Midi Pyrénées en signant la déclaration d’utilité publique (DUP) de la LGV Bordeaux-Dax. Une décision qui survient après une série de rapports (Assises du ferroviaire, Bianco, Auxiette, Mobilité 21) prônant la rénovation du réseau existant et privilégiant les «trains du quotidien».
Une décision qui survient après le rapport de la Cour des comptes d’octobre 2014 considérant la grande vitesse ferroviaire comme «un modèle porté au-delà de sa pertinence». Le gouvernement n’a pas tenu compte de l’avis défavorable de la commission d’enquête publique qui confirme une très large opposition citoyenne à ce projet.
Alors que les finances publiques sont exsangues, que la France croule sous les déficits, que l’entreprise SNCF affiche un déficit abyssal de 50 milliards d’euros,que la mise en service de la LGV Tours -Bordeaux sera déficitaire pour l’opérateur ferroviaire, l’Etat coupé des réalités économiques, n’écoute plus les citoyens et continue de valider des projets inutiles et ruineux (...)
A ce jour, le gouvernement est dans l’incapacité de préciser le financement. On évoque un appel à des fonds souverains ou à un grand emprunt sur 40 ou 50 ans alourdissant la dette que nous laisserons aux générations futures. Il s’agit de trouver 10,8 milliards d’euros (valeur 2011) car tel est le montant réel de l’investissement et non le coût annoncé de 8,3 milliards.
Aujourd’hui les mots de «transparence», de «cohérence» et de «démocratie participative» sonnent creux.
Comment parler de transparence lorsqu’on ne rend pas public l’avis du Conseil d’Etat sur ce projet alors que le Président Hollande avait décidé lors de ses vœux aux corps constitués, le 20 janvier 2015, «de rompre avec une tradition séculaire des secrets qui entourent les avis du Conseil d’État»?
Comment évoquer la cohérence lorsqu’on ne tient pas compte des résultats de rapports que l’on a commandés? Comment parler de démocratie participative lorsque qu’on méprise l’avis défavorable d’une enquête publique?
Il ne reste plus aux citoyens que l’indignation devant un tel déni démocratique et un lieu pour l’exprimer.: la rue. En agissant ainsi l’Etat prend la responsabilité d’ouvrir de nouveaux lieux de résistance et de contestation à l’image de celui de Notre Dame des Landes."
Dimanche 5 Juin 2016

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