Le fond du problème explique Alain Martineaud, est que les futures dispositions prévoient une gestion des eaux, non plus en terme de débit, mais de volume. De plus, l'irrigation serait purement et simplement interdite pour les cours d'eau non réalimentés. Ainsi de vastes zones du département garonnais, comme celles du Tolza, de la Lède, de la Séoune, se verraient carrément fermer le robinet.
Alors que la région utilise 150 millions de M3 d'au, il fut d'abord prévu de réduire ce contingent à 77 millions de M3. Les protestations professionnelles ont fait remonter le niveau à 104 millions de M3, mais pour le responsable professionnel on est encore loin du compte. "C'est injustifié, irraisonné, et irrecevable" estime Alain Martineaud. Il n'y a aucune raison d'imposer de telles restrictions, de plus ,à un moment où l'agriculture subit une chute de revenu sans précédent". En Lot-et-Garonne, 8000 hectares seraient ainsi réexposés aux sécheresses dévastatrices, avec une perte de 4 millions d'euros par an imposée au secteur. Ce serait aussi, estime-t-il, 8000 emplois directs en agriculture qui seraient voués à disparaître dans le sud-ouest. A Tonneins, les parlementaires présents se sont étonnés de ces perspectives considérant que, lorsqu'ils votèrent la loi sur l'eau "ils n'avaient pas du tout voté pour cela". Alain Martineaud indique d'autre part que la profession agricole entend que l'on crée de nouvelles ressources en eau avant de gérer les volumes, et non l'inverse."Nous ne ferons pas de chèque en blanc" dit-il. A suivre.