Les moyens des régions progresseront moins vite que leurs dépenses de fonctionnement. Elles concernent, soulignent le président et la vice-présidente de la Région, le quotidien des Aquitains comme les TER, la formation, l'apprentissage, l'éducation, l'innovation. "En 2011, notre collectivité sera donc placée, du fait des choix politiques de l'Etat devant l'obligation de réduire la voilure, voire de ne plus soutenir certaines opérations sans pouvoir en assumer la pleine responsabilité et cela d'autant plus que l'Etat nous demande toujours davantage sur ses propres compétences (régénération des voies ferrées, LGV, Opération Campus....)"
Les services de la Région ont calculé que la réforme fiscale ferait perdre quelque 245M€ à l''Aquitaine sur 10 ans. Mais en dépit de la "gravité de la situation", la majorité aquitaine "entend maintenir en 2011 un taux d'épargne acceptable pour continuer à investir sur le long terme et mettre en oeuvre les trois priorités de la mandature". Soit la création d'emploi durables et non délocalisables; donner aux jeunes une confiance en l'avenir; tenir les engagements en matière de préservation de l'environnement et de lutte contre le changement climatique.
La Région ne lèvera pas le pied dans la réalisation de la LGV Tours-Bordeaux et Sud-Europe Atlantique. Une fois de plus les responsables régionaux -qui ne semblent pas s'inquiéter des réticences des Verts- soulignent tout l'intérêt économique, ainsi qu'en matière d'emploi, de ce chantier du siècle. Bordeaux sera à 2H05 de Paris. Bayonne à 3 heures. La LGV Tous -Bordeaux coûtera 6,7 milliards d'euros. L'Aquitaine participera à hauteur de 306,381 millions d'euros.