Pour les dirigeants de la SNCF on ne peut faire l'économie de ces travaux de modernisation et d'adaptation le réseau ferroviaire étant " d'un autre âge", avec parfois des insuffisances préoccupantes. Pierre Boutier a souligné que la gêne qui en résulte correspond à celle occasionnée par tous genres de travaux, mais avec en point de mire un meilleur service.
La ville de Bordeaux est en tout cas promise à bel avenir ferroviaire. La gare Saint-Jean vient d'être modernisée, et de nouveaux commerces seront installés cette année. Une station de maintenance des TGV va aussi être construite. Mais la modernisation des voies en cours et l'arrivée de nouvelles lignes, - avec l'attractivité renforcée du chemin de fer- vont, à l'horizon 2017, selon la SNCF, faire passer le flux des voyageurs de 11 millions par an actuellement à près de 20 millions.
Il faut donc se préoccuper de la gare. Le projet qui est sur les rails vise en quelque sorte de la doubler côté Est (site Belcier). L'étude est en cours dans le cadre d'une convention avec l'Etat, le Conseil Régional, la CUB, la ville de Bordeaux, Bordeaux-Euratlantique, RFF et la SNCF Gares et Connexions. Selon Nicolas Ligner qui a légèrement levé le voile sur cette nouvelle gare "un équilibre a été trouvé entre le raisonnable et l'ambition". La future structure qui devrait être validée fin mars sera dotée d'une large "offre de parking et de commerces". La concertation publique est donc programmée pour ce printemps, et les travaux pourraient commencer en 2014 en vue d'une mise en service en 2017. Mais pour Pierre Boutier il ne suffit pas de construire une nouvelle gare. Comme c'est le cas dans plusieurs autres grandes métropoles, Bordeaux doit se doter d'un lien ferroviaire avec les services aéroportuaires. On rejoindrait ainsi l'avion en une vingtaine de minutes. Il ne servirait à rien de faire Bordeaux -Paris en deux heures, et d'en mettre une, ou plus, pour aller à Mérignac..."Bordeaux ne peut pas être le dernier de la classe" a-t-il affirmé.