Assises de l'origine 2011: débat autour des freins au libre marché


Les producteurs agricoles se méfient du libre marché. Mais les mécanismes inventés en France servent-ils l'intérêt général?


L'intervention de M. Le Den (Ministère de l'Alimentation et de l'Agriculture)
L'intervention de M. Le Den (Ministère de l'Alimentation et de l'Agriculture)
"Signes de qualité: des outils de régulation pour une agriculture durable". Il s'agissait, certes, d'un débat de spécialistes, comme le montre la simple lecture de ce thème qui fait figure de jargon pour le commun des mortels. Voila bien en effet un assemblage de mots incompréhensibles pour le consommateur moyen. Mais ils étaient tout de même le point de départ des ces 13e Assises de l'Origine organisées dans le cadre du Salon de l'Agriculture d'Aquitaine à Bordeaux, une initiative à l'origine de laquelle nous avons d'ailleurs eu la chance d'être associé, il y a 13 ans. Pour les non initiés rappelons qu'il s'agit des produits alimentaires qui invoquent des références telles que les AOC, les AOP, les IGP. On peut y ajouter les labels tels le Label Rouge ou AB, bien qu'ils n'affichent pas nécessairement un lien avec le territoire. Par régulation, il faut entendre des dispositions qui évitent flambée ou effondrement des prix pour les producteurs. Quant à l'agriculture durable -mise actuellement à toute les sauces plus ou moins environnementales-bien malin celui qui en donnera une définition précise!
CONTRATS, OUI MAIS- Le débat de Bordeaux visait avant tout à éclairer les acteurs de ces signes de qualité à l'égard de la loi de modernisation agricole qui -prouesse de la politique- d'un côté pousse à la compétitivité et de l'autre à la contractualisation. Ces contrats entre producteurs et acteurs du marché son déjà appliqués dans de domaine du lait, des fruits et légumes, et de la viande ovine. Ils ont le mérite de stabiliser les cours pour les producteurs. Mais le droit de la concurrence veille. Est-ce que le libre fonctionnement du marché ne serait pas globalement plus positif pour la société? C'est notamment la question que posait l'économiste Emmanuel Raynault.. Pour lui il faut pouvoir apporter la "charge de la preuve" de cet intérêt pour la société.
Le législateur français étant le champion des lois, il semble aussi qu'il en arrive à produire des textes qui ne sont pas compatibles. Il suffirait sans doute parfois, comme l'a dit Marc Roose, directeur de l'IGP foie gras du sud-ouest, que l'Etat soit en mesure de faire appliquer les lois existantes! Les droits de plantation de vigne font aussi partie des dispositions de régulation dans le domaine viticole. Mais la commission européenne sous l'influence anglo-saxonne les supprime en 2015. Bernard Farges (CNAOC, Syndicat des Bordeaux) a évoqué la mobilisation en cours en France et dans 10 pays pour tenter d'obtenir leur rétablissement.
Mardi 31 Mai 2011

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