Arnaud Rousseau (ph FNSEA)
Communiqué par la FNSEA:
Après l’approbation du traité du Mercosur intervenue ce midi, qui constitue un coup de massue pour le monde paysan, les réponses apportées ce soir par le Premier ministre à notre courrier en date du 20 décembre vont dans le bon sens mais nécessitent encore des réponses complémentaires au regard la gravité de la situation. Après des manifestations historiques en 2024, deux rendez-vous avec le Premier ministre et un échange avec le Président de la République, au cours desquels la FNSEA a porté des propositions concrètes sur le revenu, la simplification et la dignité du métier : l’heure est à l’action.
Reconnaissant les réponses positives aux demandes formulées dans son courrier, notamment sur l’appui aux secteurs en crise (grandes cultures et viticulture), sur les moyens alloués aux plans Méditerranée, fruits et légumes ou protéines, ou sur le calendrier de parution des décrets d’application des lois d’orientation et Contraintes, la FNSEA attire l’attention sur la nécessité d’un budget pour rendre les choses concrètes.
Cependant les réponses sur la prédation, les aides aux éleveurs dont les animaux sont bloqués par des mesures sanitaires ou encore les moyens de contrôle des importations sont en deçà des attentes. Mais surtout des pans entiers de mesures structurantes que la FNSEA a portées au cours de ces rendez-vous sont totalement absents : Plans d’action nitrates, politique de l’eau, mesures fiscales pour redonner de la compétitivité… Trop de manques…
A l’image de la mobilisation FNSEA-JA de Bruxelles du 18 décembre dernier qui a porté ses fruits en faisant bouger la Commission sur le MACF ou la PAC, la FNSEA va poursuivre son action.
Ainsi, dans un premier temps et dès ce week-end, elle appelle son réseau à opérer lui-même les contrôles sur les produits importés. Dans les ports, sur les routes ou dans les grandes surfaces.
Si l’Europe refuse de contrôler les importations, les agriculteurs s’en occuperont. La FNSEA appelle également l’Etat à réorienter tous les contrôleurs qui opéraient sur les exploitations vers le contrôle des importations en provenance de pays tiers pour vérifier que les normes françaises de production sont respectées. Plus aucun contrôle d’exploitations ne doit avoir lieu dans l’attente d’une force de frappe efficace de contrôles des produits d’importation.
Dans un deuxième temps, et comme annoncé le jeudi 8 janvier lors de sa conférence des vœux à la presse, la FNSEA et ses alliés du COPA convergeront vers Strasbourg pour poursuivre le combat contre l’accord UE-Mercosur. Contrairement au discours de la Commission européenne, le combat n’est pas terminé. Les parlementaires disposent de leviers juridiques et politiques. La FNSEA ira le rappeler devant le Parlement Européen le 20 janvier prochain.
Enfin, la FNSEA rappelle que les agriculteurs ont besoin d’une vision claire de la politique agricole menée par la France pour atteindre la souveraineté alimentaire. Sa proposition d’un texte de loi permettant de lever les obstacles juridiques et administratifs à l’atteinte de cet objectif doit être entendue. Nous attendons du Gouvernement l’engagement de déposer un projet de loi en ce sens et un calendrier de débat au Parlement. Cela permettra d’assurer une passerelle jusqu’à la prochaine élection présidentielle, au cours de laquelle les candidats seront amenés à se prononcer sur leur vision à long terme de l’agriculture.
« La FNSEA est un syndicat de résultats. La FNSEA ne court après qu’une seule chose : les avancées en faveur des agriculteurs. La validation du Mercosur aujourd’hui-même et les annonces du Premier ministre ne répondant pas à tous les enjeux du moment, nous allons poursuivre notre marathon de mobilisations, déterminés à faire entendre la voix des agricultrices et des agriculteurs de France », déclare Arnaud Rousseau, Président de la FNSEA
Après l’approbation du traité du Mercosur intervenue ce midi, qui constitue un coup de massue pour le monde paysan, les réponses apportées ce soir par le Premier ministre à notre courrier en date du 20 décembre vont dans le bon sens mais nécessitent encore des réponses complémentaires au regard la gravité de la situation. Après des manifestations historiques en 2024, deux rendez-vous avec le Premier ministre et un échange avec le Président de la République, au cours desquels la FNSEA a porté des propositions concrètes sur le revenu, la simplification et la dignité du métier : l’heure est à l’action.
Reconnaissant les réponses positives aux demandes formulées dans son courrier, notamment sur l’appui aux secteurs en crise (grandes cultures et viticulture), sur les moyens alloués aux plans Méditerranée, fruits et légumes ou protéines, ou sur le calendrier de parution des décrets d’application des lois d’orientation et Contraintes, la FNSEA attire l’attention sur la nécessité d’un budget pour rendre les choses concrètes.
Cependant les réponses sur la prédation, les aides aux éleveurs dont les animaux sont bloqués par des mesures sanitaires ou encore les moyens de contrôle des importations sont en deçà des attentes. Mais surtout des pans entiers de mesures structurantes que la FNSEA a portées au cours de ces rendez-vous sont totalement absents : Plans d’action nitrates, politique de l’eau, mesures fiscales pour redonner de la compétitivité… Trop de manques…
A l’image de la mobilisation FNSEA-JA de Bruxelles du 18 décembre dernier qui a porté ses fruits en faisant bouger la Commission sur le MACF ou la PAC, la FNSEA va poursuivre son action.
Ainsi, dans un premier temps et dès ce week-end, elle appelle son réseau à opérer lui-même les contrôles sur les produits importés. Dans les ports, sur les routes ou dans les grandes surfaces.
Si l’Europe refuse de contrôler les importations, les agriculteurs s’en occuperont. La FNSEA appelle également l’Etat à réorienter tous les contrôleurs qui opéraient sur les exploitations vers le contrôle des importations en provenance de pays tiers pour vérifier que les normes françaises de production sont respectées. Plus aucun contrôle d’exploitations ne doit avoir lieu dans l’attente d’une force de frappe efficace de contrôles des produits d’importation.
Dans un deuxième temps, et comme annoncé le jeudi 8 janvier lors de sa conférence des vœux à la presse, la FNSEA et ses alliés du COPA convergeront vers Strasbourg pour poursuivre le combat contre l’accord UE-Mercosur. Contrairement au discours de la Commission européenne, le combat n’est pas terminé. Les parlementaires disposent de leviers juridiques et politiques. La FNSEA ira le rappeler devant le Parlement Européen le 20 janvier prochain.
Enfin, la FNSEA rappelle que les agriculteurs ont besoin d’une vision claire de la politique agricole menée par la France pour atteindre la souveraineté alimentaire. Sa proposition d’un texte de loi permettant de lever les obstacles juridiques et administratifs à l’atteinte de cet objectif doit être entendue. Nous attendons du Gouvernement l’engagement de déposer un projet de loi en ce sens et un calendrier de débat au Parlement. Cela permettra d’assurer une passerelle jusqu’à la prochaine élection présidentielle, au cours de laquelle les candidats seront amenés à se prononcer sur leur vision à long terme de l’agriculture.
« La FNSEA est un syndicat de résultats. La FNSEA ne court après qu’une seule chose : les avancées en faveur des agriculteurs. La validation du Mercosur aujourd’hui-même et les annonces du Premier ministre ne répondant pas à tous les enjeux du moment, nous allons poursuivre notre marathon de mobilisations, déterminés à faire entendre la voix des agricultrices et des agriculteurs de France », déclare Arnaud Rousseau, Président de la FNSEA

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La FNSEA veut une force de frappe de contrôle des importations


















