Point de vue Paysud: L'année du onze

Par Gibert Garrouty



Nous voici donc en 2011, "année d'espérance" selon Nicolas Sarkozy qui s'est appuyé, métier oblige, sur quelques bonnes perspectives dans son discours de la Saint-Sylvestre. Ce chiffre onze, ne semble pas particulièrement rassurant cependant. Au football, victoire ou défaite ne tiennent qu'à un cheveu, plutôt à un ballon. En 1811, la récolte de céréales fut catastrophique, mais il est vrai que les vendanges se montrèrent, elles, exceptionnelles avec "le vin de la comète". En 1911, on était à trois ans de la dramatique Grande Guerre, et l'année fut marquée par l'abandon du méridien de Paris au profit de celui de Greenwich, le vol de la Joconde, l'explosion du cuirassé Liberté, l 'affaire d'Agadir (incident entre la France et l'Allemagne). Alors 2011? Des frictions avec notre voisin d'outre-Rhin sur la question de l'euro?
A un an d'une nouvelle élection présidentielle, l'actuelle majorité affirme sont intention de poursuivre les "réformes". Celles qui sont envisagées sont plus à classer du côté de nouveaux crans dans les serrements de ceinture que l'inverse. On est loin des temps bénis que nous avaient promis en choeur les européistes les plus acharnés, les grands prêtres de l'euro, et les disciples de la mondialisation. Des économistes et des hommes politiques qui ne passent pas pour des plaisantins pronostiquent maintenant -ou demandent- la fin de l'euro. Eventualité écartée par le Président de la République qui redoute que cela entraîne la chute de l'UE. Ainsi, on continue d'être confronté aux spécificités européennes, un conglomérat d'Etats Nations dont on a pas suffisamment tenu compte, et que l'on a élargit inconsidérément. Ouverture aux roms, certes, mais surtout à l'offensive économique de la Chine, tandis que l'euro plombait les exportations. C'est pourquoi aujourd'hui une dépréciation de l'euro doit plus être prise comme une chance que comme un malheur. Mais il se peut que certains préfèrent emprunter un canot de sauvetage -à moins qu'on les y pousse- et quitter le navire, plutôt que de conserver leur calme en le voyant s'enfoncer un peu. Le réflexe naturel pourrait cependant être un repli général sur soi, tant il est vrai que seules les frontières et l'action politique peuvent protéger les petits pays, surtout lorsqu'ils n'ont pas grand chose à vendre. C'est pourquoi il serait grand temps de penser à construire ce que l'on a pas voulu construire aux origines: l'Europe des réalités
Dimanche 2 Janvier 2011

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