Avec Maïsadour le poulet français relève la tête


Un poulet sur deux consommé en France est importé. Le groupe coopératif Maîsadour renforce son implication dans la filière


Quand le poulet français perd ses plumes

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La filière française du poulet vient de saluer les conclusions d'un rapport du Sénat sur la compétitivité de la ferme France qui constate qu'un poulet sur deux consommé en France est importé. C'était un sur quatre en 2000. Le poulet français pourrait encore perdre des plumes. De son côté le groupe coopératif Maîsadour renforce son implication dans le secteur des volailles de qualité.

Les rapporteurs et l'ANVOL (l'interprofession) estiment que la filière doit proposer une offre adaptée aux différents budgets et moments de consommation afin de reprendre des parts de marché sur l’importation. Il s’agit du seul moyen de préserver une filière française d’excellence, qui propose une diversité de volailles unique au monde, tant en termes de modes d’élevages (standard, certifié, bio, Label Rouge) que d’espèces (poulets, dindes, pintades, cailles, pigeons).
C’est pourquoi la filière en appelle d’urgence les Pouvoirs publics à :
• stopper la signature d’accords de libre-échange augmentant les quotas de poulets étrangers acceptés en France,
• appliquer des clauses miroirs pour n’autoriser que les importations de volailles soumises à des réglementations identiques et non pas équivalentes à celles respectées en France,
• renforcer l’étiquetage obligatoire sur l’origine des poulets, en s’appuyant sur la généralisation du logo « Volaille Française » dans tous les lieux de consommation et pour tous les produits transformés à base de volailles.
• faciliter le développement des élevages de poulets du quotidien sur le territoire et faire une pause sur les projets de la Commission européenne visant à freiner la modernisation et le développement de l'élevage en France, notamment celui sur l'abaissement des seuils pour les installations classées (directive IED).

Maïsadour: un projet stratégique

Maïsadour souligne le renforcement de sa filière volaille qui représente déjà une production annuelle de 29 millions de poulets et un chiffre d'affaire de 205 millions d'euros. La branche s'appuie en grande partie sur les signes de qualité (76% )soit le label rouge et le bio. 496 éleveurs sont recensés et le secteur représente 772 emplois temps plein.
L’année dernière, aux côtés de la coopérative Vivadour, Maïsadour a créé la société Graines d’Alliance, destinée à porter une nouvelle filière soja 100 % Sud-Ouest et à approvisionner le marché de la nutrition animale de la filière volaille. La nouvelle usine de traitement de soja, en fonctionnement à Saint-Sever (Landes) depuis cet été, doit transformer 30 000 tonnes de graines de soja par an et ainsi couvrir 100 % du besoin, notamment des éleveurs de Fermiers du Sud-Ouest, en tourteau de soja non OGM local et durable.
Le Groupe coopératif vient d’inaugurer la modernisation de son usine à Condom (Gers), site dédié à la production de poulet jaune, vendus notamment sous la marque « Poulet d’ici ». Au total, ce sont 15 millions d’euros qui ont été investis dans cette transformation et plus précisément dans la modernisation de la chaîne de production et dans l’agrandissement du bâtiment.
Les épisodes successifs d’influenza aviaire et autres éléments conjoncturels ont conduit les Groupes Terrena (Galliance) et Maïsadour à réévaluer leur partenariat au sein de la société Fermiers du Sud-Ouest, pôle volailles du Groupe. Maïsadour a récemment racheté les titres que détenait Galliance (49%). Cette opération a reçu un avis favorable de l’Autorité de la Concurrence début juillet 2022. Des partenariats commerciaux spécifiques se poursuivent entre les deux parties.
Maïsadour indique avoir élaboré une feuille de route stratégique dédiée à la volaille à horizon 2026. L’équipe de direction, en collaboration avec les représentants de tous les maillons de la filière ont défini quatre piliers d’actions pour recruter des éleveurs et se positionner sur des segments stratégiques de marché, proposer des offres Label Rouge innovantes et en phase avec les attentes des consommateurs, impliquer l’écosystème d’éleveurs dans la démarche RSE du Groupe, améliorer l’organisation pour être en cohérence avec les nouvelles ambitions du pôle. Structurée autour de 14 projets concrets, cette carte de transformation doit permettre au Groupe de conforter sa position sur ses marchés leaders (Bouchers charcutiers traiteurs, GMS Régionale, l’Export) et retrouver une rentabilité pérenne d’ici 5 ans.
Vendredi 7 Octobre 2022

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