Bio d'Aquitaine:"le paysan ne doit pas être le variable d'ajustement"



Bio d'Aquitaine:"le paysan ne doit pas être le variable d'ajustement"
Ils ont été les pionniers, les apôtres de l'agriculture biologique en Aquitaine, et s'ils doivent aujourd'hui composer avec l'économie, ils n'entendent pas que la vocation des premiers jours soit trahie. C'est l'une des premières indications que l'on peut retenir des instances de Bio d'Aquitaine qui se tenaient à Bordeaux. "Le bio, c'est une certaine éthique, souligne le président Dominique Leconte. Il convient de le promouvoir, de concevoir ses valeurs quel que soit le montage". Le président de Bio d'Aquitaine, loin de s'enfermer dans un intégrisme stérile, estime que "chacun a de bonnes raisons" de faire ce qu'il fait avec un objectif qu'est le marché. A ses yeux, il faut cependant éviter de décevoir le consommateur, ainsi que la société de plus en plus portée vers ces produits et soucieuse de leurs conditions de production. Les acteurs de Bio d'Aquitaine qui ont recentré l'action de leur fédération, laissant l'action technique aux structures départementales, accentuent l'encouragement des formules de partenariat. Les AMAP certes, mais aussi des montages contractuels associant producteurs, transformateurs, voire consommateurs. Pas question cependant d'intégrer l'agriculteur bio dans des structures que Dominique Leconte qualifie de "corporatistes", et dans lesquelles le producteur n'a aucun pouvoir. "Ne pas se laisser enfermer dans une structuration dans laquelle le paysan n'est qu'un variable d'ajustement"

Des labels complémentaires

"Nous devons permettre à l'ensemble des agriculteurs de vivre dignement et fièrement de leur métier" souligne le président de Bio d'Aquitaine. La feuille de route qui conduit vers 2013 trace un chemin à accomplir en compagnie de partenaires que sont la FNAB (Fédération Nationale de l'Agriculture Biologique), les tenants de l'Economie Sociale et Solidaire, ARBIO (interprofession), la restauration collective des lycées, les chambres d'agriculture, l'Agence de l'Eau. Dans le contexte de sécheresse, l'agriculture biologique entend bien mettre en avant son concept plus économe en eau. Le débat autour du, ou des labels, semble de son côté s'apaiser. Le consommateur y voit -il pour autant plus clair? Pour Dominique Leconte, la situation est acceptable. La base en est la réglementation européenne et le logo AB que tout le monde connait. Il peut se rajouter à cela des marques susceptibles d'apporter plus, et de fidéliser le consommateur. Ce pourrait être le cas avec le label aquitain, lequel associe la notion d'approvisionnement local et de vie des territoires. Producteurs et consommateurs doivent, estime Doiminique Leconte, plutôt y voir une intéressante complémentarité...
Mercredi 25 Mai 2011

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