Bordeaux: polémique autour d'une fausse expulsion de Marocains



Bordeaux: polémique autour d'une fausse expulsion de Marocains
Une polémique qui a éclaté à Bordeaux à propos de la situation de deux occupants anciens combattants marocains révèle à la fois les tensions qui peuvent exister en ce domaine, et la rapidité excessive des commentaires politiques, comme celle des analyses journalistiques. Pour ces derniers derniers il y aurait eu expulsion, pour les autres -InCité, le gestionnaire et la mairie de Bordeaux- il n'y a jamais eu d'expulsion.
Créée en 1957 sous le nom de S.B.U.C (Société Bordelaise d’Urbanisme et de Construction), InCité gère un patrimoine de 1715 logements sociaux et intermédiaires ainsi que deux centres commerciaux. Elle anime, depuis 2002, les volets habitat et commerce du programme de revitalisation du centre historique de Bordeaux. InCité est présidée par Élizabeth Touton, son directeur général est Alain de Chilly
Au cours d'un point presse "destiné à rétablir la vérité" des précisions ont été apportées. "InCité est propriétaire d'un immeuble 13 rue Maubec qui doit être réhabilité à des fins de logements sociaux.
Le programme n'est pas encore déterminé, il le sera en 2010, les travaux ne seront donc pas entrepris avant.Cet immeuble est vide à l'exception de 2 anciens combattants marocains, en attente d'un relogement dans le quartier, qui ne sera disponible qu'en novembre et décembre.
UNE HISTOIRE DE SQUAT
" Ces 2 derniers locataires de l'immeuble ont dit à InCité dans la semaine qu'ils étaient inquiets : ils entendaient des bruits dans un appartement sensé être vide.InCité, qui avait fait installer des portes sécurisées dans tous les logements vides, a constaté que l'une d'elles avait été défoncée et qu'il y avait un squatter"
"InCité a porté plainte et saisi la police afin de le faire déloger.
Lorsque les policiers sont intervenus jeudi 29 octobre, plusieurs riverains étaient présents, qui ont vraisemblablement cru à une expulsion des anciens combattants marocains. Il n'en était rien"
Sur place, Mme Christine Hengen a déclaré:
"J'ai proposé à nos locataires de les reloger temporairement, car compte tenu de ce squat, nous ne pouvions plus garantir leur protection et la sécurité de l'immeuble.
Ils ont accepté de façon très positive d'être relogés dans un hôtel meublé en attendant que le logement définitif que nous leur préparons soit disponible.
Quant à Christine Hengen, travailleuse sociale en charge du relogement d'InCité, elle a ajouté témoignant ainsi de ce contexte difficile :"Nous accompagnons depuis des mois ces anciens combattants marocains. On surveille tout ce que je fais sur le quartier, en cherchant la faute. Je me sens harcelée"...
Au cours de la conférence de presse, il a été répété qu'il n'y a jamais eu d'expulsion, aucune procédure n'a jamais été engagée, bien au contraire, InCité a voulu protéger des personnes très vulnérables et estime que ne l'avoir pas fait aurait pu être de la non assistance à personne en danger".
Le Point presse se déroulait en présence de Elizabeth Touton, Présidente d'InCité et Adjointe en charge du Logement de l'Aménagement urbain et des Transports, Alain de Chilly, Directeur, Anne Brézillon, Adjointe au Maire chargée de la vie associative et de la diversité, Fabien Robert, Maire Adjoint du quartier St Michel, et Christine Hengen, responsable du pôle relogement d'InCité.


Dimanche 1 Novembre 2009

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