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Le transport des marchandises perturbé par la guerre au Moyen-Orient


L'offensive militaire américano-israélienne contre l'Iran, lancée le 28 février 2026, entraîne des perturbations significatives sur les principales routes aériennes et maritimes mondiales. TLF Overseas et l’Union TLF analysent la situation et ses conséquences pour les opérateurs français du transport national et international


Capture d'écran vidéo port de Bordeaux
Capture d'écran vidéo port de Bordeaux
Le point de la situation par TLF SO:

Trafic aérien perturbations immédiates

Depuis le déclenchement du conflit, plus de 30 000 vols ont été annulés, représentant une contraction d'environ 20 % du trafic mondial. Les effets sur le fret aérien sont particulièrement marqués : la capacité disponible sur le corridor Asie–Moyen-Orient–Europe a chuté d'environ 30 %, tandis que l'axe Inde–États-Unis accuse un recul de 25 %.
Les espaces aériens de la Syrie, de l'Irak, du Koweït et de Bahreïn restent fermés. Les principaux hubs du Moyen-Orient — Dubaï, Abu Dhabi, Doha — fonctionnent en mode extrêmement dégradé. Emirates, Quatar Airways et Etihad tentent de redéployer quelques vols tout-cargo, notamment vers la Belgique, les Pays-Bas et la Chine. La remise de Fret au départ de France vers le Golfe Persique est extrêmement limitée : réservations suspendues ou embargo. Les opérateurs font le maximum pour s'adapter en recourant à quelques vols long-courriers avec escales techniques alternatives, via Mascate ou Riyad notamment.

Trafic maritime : une désorganisation aux effets en cascade


Le détroit d'Ormuz n'est pas officiellement fermé, mais il est de facto neutralisé. Toutes les grandes compagnies maritimes ont donné l'ordre à leurs navires de se mettre à l'abri, et l'ensemble des réservations à destination du Golfe Persique est suspendu jusqu'à nouvel ordre. Au 2 mars, 138 porte-conteneurs étaient immobilisés dans la zone, dont des unités de CMA CGM, MSC et Cosco.
Le canal de Suez est lui aussi contourné depuis fin 2023 : Les dangers en Mer Rouge imposent un contournement par le Cap de Bonne-Espérance, ce qui ferme durablement cet axe. Le marché français de l'assurance maritime a traduit cette réalité avec brutalité : le CESAM a porté le niveau de dangerosité du Golfe Persique au maximum de son échelle — 8 sur 8 — rendant toute couverture standard inopérante dans la zone.
Sur le plan financier, les surcharges d'urgence annoncées par les companies maritimes illustrent l'ampleur du choc : entre 1 500 et 4 000 USD pour les destinations du Golfe Persique. Au-delà du Golfe, les effets se propagent sur l'ensemble des routes mondiales — les armements commencent a annoncer une hausse tarifaire.
Le carburant de soute VLSFO a, quant à lui, bondi de 35 % depuis la mi-février pour atteindre 740 USD la tonne. Les compagnies maritimes ont par conséquent annoncé des surcharges fuel exceptionnelles.

Transport Routier de Marchandises : un secteur sous pression

La crise au Moyen-Orient fait désormais peser un risque direct sur les transporteurs routiers français. Depuis le déclenchement du conflit, le prix du gazole a bondi de plus de 16 % en moins de deux semaines — une hausse deux fois plus rapide que celle de l'essence —, portant à près de +22 % la progression enregistrée depuis le début de l'année. Pour un secteur dans lequel le carburant représente 25 % des coûts de revient, le choc est immédiat.
Le mécanisme légal de répercussion des hausses de carburant existe et doit être appliqué. Mais la brutalité et la rapidité de cette hausse pèsent en premier lieu sur la trésorerie des entreprises, avant même que les ajustements contractuels ne puissent prendre effet. C'est là que réside le danger le plus immédiat pour notre secteur.

Face à cette situation, l'Union TLF est mobilisée sur trois axes
1. suivi avec les pouvoirs publics, notamment Bercy et le ministère des Transports, pour garantir la transparence sur l'évolution des coûts énergétiques et rappeler le caractère obligatoire de la répercussion
2. réflexion sur les mesures susceptibles d'alléger la trésorerie à court terme, à l'image des dispositifs activés lors des crises précédentes.
3. accompagnement des adhérents via des points d'information réguliers et des webinaires sur l'indexation gazole.

À propos de l’Union TLF SUD-OUEST :
L’Union des Entreprises de Transport et de Logistique de France – TLF Sud-Ouest est l’organisation professionnelle représentant l’ensemble des métiers de la chaîne du transport et de la logistique en Nouvelle Aquitaine et en Occitanie.
Membres de l’Union TLF, les entreprises adhérentes de TLF Sud-Ouest interviennent dans l’ensemble de l’organisation des flux de marchandises : transport routier de marchandises, messagerie, logistique, livraison urbaine et transport léger, multimodal (ferroviaire, fluvial), location de véhicules industriels.
L’Union des Entreprises de Transport et de Logistique de France – TLF Nouvelle-Aquitaine est co-présidée par Thibault IZARET et Olivier CAMIN.
Le siège de l’Union TLF Sud-Ouest se situe Maison du Transport et de la Logistique 14, avenue de Chavailles – 33525 BRUGES cedex.

Mardi 10 Mars 2026

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