Un collectif de Présidents de Régions réaffirme la nécessité d’une démocratie locale de l’eau et alerte sur l’urgence de garantir une eau potable de qualité et en quantité.
Captages fermés, inondations en début d’année, et vague de chaleur sans précédent de ces derniers jours : ces événements, par leur gravité et leur intensité, nous rappellent les menaces croissantes sur notre ressource en eau, ce bien commun indispensable à la vie, à l’économie et aux territoires.
Dans ce contexte, nous appuyons l’initiative des députés et sénateurs de créer un groupe de travail transpartisan sur la politique de l’eau. A l’heure des travaux sur la loi d’urgence agricole, une réflexion étayée s’impose, face au risque de polarisation croissante des débats, et alors que tout le monde a besoin d’eau. Cet espace de réflexion et d’action doit s’inscrire à la hauteur de l’enjeu d’une politique de l’eau garante de l’intérêt général, pensée collectivement et non usage par usage, et surtout adaptée aux réalités climatiques. Mais nous souffrons trop de la nationalisation des débats. Nous appelons donc les parlementaires à travailler main dans la main avec les Régions et les acteurs locaux. Une démocratie de l’eau efficace est forcément locale, au plus près des singularités de chaque espace.
Nos Régions, parties prenantes des comités de bassin, véritables « parlements de l’eau », affirment ensemble la nécessité de voir enfin reconnu à sa juste valeur ce modèle unique de concertation entre l’ensemble des acteurs de l’eau : collectivités, usagers économiques, associations et représentants de l’Etat. C’est là que se délibère la stratégie de partage et de préservation à l’échelle des grands bassins hydrographiques, et que se construit la paix de l’eau. Certaines Régions ont même pris la compétence animation-concertation dans le domaine de l’eau et s’engagent dans la structuration de la gouvernance de l’eau (schéma d'aménagement et de gestion des eaux - SAGE, Établissement public territorial de bassin - EPTB, mutualisations régionales…) et l’émergence de projet.
De la même façon, les Commissions Locales de l’Eau sont les lieux de régulation où se construisent ces mêmes équilibres à une échelle plus locale, mais qui suivent toujours les contours des bassins versants et leur réalité si contrastée, parfois à seulement quelques kilomètres de distance. Il n’est pas envisageable de risquer le détricotage, dans le projet de Loi, des équilibres entre usagers qui permettent de tisser patiemment ces compromis. Il n’est pas davantage admissible que ce soit au détriment de la représentation des collectivités qui plus est, alors même qu’elles sont en charge de la continuité du service d’eau potable et de son accès à un prix abordable.
Autorités de gestion des fonds européens (FEDER, FEADER), en charge du chef de filât biodiversité, pilotes des politiques agro-environnementales, de Natura 2000, nos Régions mobilisent déjà au quotidien des leviers d’action concrets au service d’une vision à long terme des enjeux d’aménagement du territoire. L’eau et la biodiversité, également mises en risque dans la loi agricole en débat, sont pourtant au cœur des projets de développement portés dans les Régions, qui cherchent à garantir l’habitabilité des territoires de demain.
Faisons enfin confiance aux acteurs de l’eau pour assurer la préservation de cette ressource si précieuse !
Les présidents signataires :
Alain Rousset, président du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine
Loïg Chesnais-Girard, président du Conseil régional de Bretagne
Franck Leroy, président du Conseil régional de Grand-Est
François Bonneau, président du Conseil régional de Centre Val de Loire
Jérôme Durain, président du Conseil régional de Bourgogne Franche Comté
Carole Delga, présidente du Conseil regional d’Occitanie / Pyrénées-Méditerranée.
Captages fermés, inondations en début d’année, et vague de chaleur sans précédent de ces derniers jours : ces événements, par leur gravité et leur intensité, nous rappellent les menaces croissantes sur notre ressource en eau, ce bien commun indispensable à la vie, à l’économie et aux territoires.
Dans ce contexte, nous appuyons l’initiative des députés et sénateurs de créer un groupe de travail transpartisan sur la politique de l’eau. A l’heure des travaux sur la loi d’urgence agricole, une réflexion étayée s’impose, face au risque de polarisation croissante des débats, et alors que tout le monde a besoin d’eau. Cet espace de réflexion et d’action doit s’inscrire à la hauteur de l’enjeu d’une politique de l’eau garante de l’intérêt général, pensée collectivement et non usage par usage, et surtout adaptée aux réalités climatiques. Mais nous souffrons trop de la nationalisation des débats. Nous appelons donc les parlementaires à travailler main dans la main avec les Régions et les acteurs locaux. Une démocratie de l’eau efficace est forcément locale, au plus près des singularités de chaque espace.
Nos Régions, parties prenantes des comités de bassin, véritables « parlements de l’eau », affirment ensemble la nécessité de voir enfin reconnu à sa juste valeur ce modèle unique de concertation entre l’ensemble des acteurs de l’eau : collectivités, usagers économiques, associations et représentants de l’Etat. C’est là que se délibère la stratégie de partage et de préservation à l’échelle des grands bassins hydrographiques, et que se construit la paix de l’eau. Certaines Régions ont même pris la compétence animation-concertation dans le domaine de l’eau et s’engagent dans la structuration de la gouvernance de l’eau (schéma d'aménagement et de gestion des eaux - SAGE, Établissement public territorial de bassin - EPTB, mutualisations régionales…) et l’émergence de projet.
De la même façon, les Commissions Locales de l’Eau sont les lieux de régulation où se construisent ces mêmes équilibres à une échelle plus locale, mais qui suivent toujours les contours des bassins versants et leur réalité si contrastée, parfois à seulement quelques kilomètres de distance. Il n’est pas envisageable de risquer le détricotage, dans le projet de Loi, des équilibres entre usagers qui permettent de tisser patiemment ces compromis. Il n’est pas davantage admissible que ce soit au détriment de la représentation des collectivités qui plus est, alors même qu’elles sont en charge de la continuité du service d’eau potable et de son accès à un prix abordable.
Autorités de gestion des fonds européens (FEDER, FEADER), en charge du chef de filât biodiversité, pilotes des politiques agro-environnementales, de Natura 2000, nos Régions mobilisent déjà au quotidien des leviers d’action concrets au service d’une vision à long terme des enjeux d’aménagement du territoire. L’eau et la biodiversité, également mises en risque dans la loi agricole en débat, sont pourtant au cœur des projets de développement portés dans les Régions, qui cherchent à garantir l’habitabilité des territoires de demain.
Faisons enfin confiance aux acteurs de l’eau pour assurer la préservation de cette ressource si précieuse !
Les présidents signataires :
Alain Rousset, président du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine
Loïg Chesnais-Girard, président du Conseil régional de Bretagne
Franck Leroy, président du Conseil régional de Grand-Est
François Bonneau, président du Conseil régional de Centre Val de Loire
Jérôme Durain, président du Conseil régional de Bourgogne Franche Comté
Carole Delga, présidente du Conseil regional d’Occitanie / Pyrénées-Méditerranée.

Accueil
Eau: six présidents de régions s'engagent


















