INAPORC, l’interprofession française porcine, tire la sonnette d’alarme : un élevage porcin n’est pas une usine ! Alors que la souveraineté alimentaire nationale est affichée comme « cheval de bataille » du ministère de l’agriculture, la France a choisi de ne pas soutenir la simplification administrative de la directive IED 2.0 au sein du Conseil européen. Le 24 juin dernier, le Gouvernement français a ainsi maintenu une complexité insupportable pour les élevages familiaux qui condamne par avance la majorité des élevages dont la France a besoin pour maintenir sa souveraineté. Les premiers effets se font déjà ressentir : les porteurs de projet ne peuvent plus s’engager dans la production porcine, du fait du mur infranchissable des contraintes techniques, administratives et financières prévues à l’horizon 2030, combiné à des seuils d’entrée dans la directive drastiquement abaissés. En l’état, cette directive rend illégaux près des 2/3 des élevages français et fragilise des pans entiers de la filière porcine et ses 218 000 emplois.
Alors que la consommation de porc augmente dans le pays (+2,5 % sur 12 mois ), l’État décide donc sciemment de sacrifier la dernière filière viande encore auto-suffisante en France (98 % de taux d’autosuffisance).
La filière demande :
• au Gouvernement français de prendre réellement la mesure de l’importance stratégique de ce dossier pour la souveraineté alimentaire du pays, et de soutenir dans les trilogues à venir toute proposition de simplification portée par le Parlement européen.
• aux députés européens de se saisir de l’opportunité de « l’Omnibus environnement » pour amender en profondeur la directive IED 2.0 dans le sens d’une réelle simplification des procédures administratives. Celle-ci favorisera les investissements de modernisation, sans recul environnemental. Ce n’est pas une question d’environnement : en effet, la France a déjà dépassé les objectifs de baisse des émissions fixés par la directive NEC (National Emission Ceilings - plafonds nationaux d'émission) pour 2030 (source CITEPA) et la production porcine s’est engagée à poursuivre sa trajectoire de réduction des émissions de 25% d’ici 2035, sur la base de leviers techniquement applicables et économiquement réalisables.
Philipe Bizien, Président d’INAPORC souligne : « L’intégration des fermes porcines et avicoles à la directive IED a pour conséquence concrète de sacrifier la filière porcine en France. Les rayons des supermarchés ne resteront pas vides… Nos territoires ruraux, eux, le seront... et les Français consommeront des produits porcins importés ! »
(Extrait du communiqué d'INAPORC)
Alors que la consommation de porc augmente dans le pays (+2,5 % sur 12 mois ), l’État décide donc sciemment de sacrifier la dernière filière viande encore auto-suffisante en France (98 % de taux d’autosuffisance).
La filière demande :
• au Gouvernement français de prendre réellement la mesure de l’importance stratégique de ce dossier pour la souveraineté alimentaire du pays, et de soutenir dans les trilogues à venir toute proposition de simplification portée par le Parlement européen.
• aux députés européens de se saisir de l’opportunité de « l’Omnibus environnement » pour amender en profondeur la directive IED 2.0 dans le sens d’une réelle simplification des procédures administratives. Celle-ci favorisera les investissements de modernisation, sans recul environnemental. Ce n’est pas une question d’environnement : en effet, la France a déjà dépassé les objectifs de baisse des émissions fixés par la directive NEC (National Emission Ceilings - plafonds nationaux d'émission) pour 2030 (source CITEPA) et la production porcine s’est engagée à poursuivre sa trajectoire de réduction des émissions de 25% d’ici 2035, sur la base de leviers techniquement applicables et économiquement réalisables.
Philipe Bizien, Président d’INAPORC souligne : « L’intégration des fermes porcines et avicoles à la directive IED a pour conséquence concrète de sacrifier la filière porcine en France. Les rayons des supermarchés ne resteront pas vides… Nos territoires ruraux, eux, le seront... et les Français consommeront des produits porcins importés ! »
(Extrait du communiqué d'INAPORC)

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Cri d'alarme de la filière porcine



















