Fukushima continue de contaminer le poisson japonais


L'IRSN constate la persistance de la contamination des espèces marines dans les eaux proches de la centrale accidentée


Extrait du dossier de l'IRSN
Extrait du dossier de l'IRSN
L’IRSN (Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire) vient de faire le point, en fonction des informations dont il dispose, sur la contamination radioactive du milieu marin après l’accident survenu à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi (Japon). Les résultats de mesure récents montrent la persistance d’une contamination des espèces marines (poissons principalement) pêchées sur les côtes de la préfecture de Fukushima, justifiant la poursuite de la surveillance des espèces marines prélevées dans les eaux côtières de Fukushima.
Une forte contamination radioactive du milieu marin s’est produite après l’accident survenu dans la centrale nucléaire le 11 mars 2011. Elle a eu pour principale origine le déversement direct d’eaux contaminées depuis la centrale, qui a duré environ jusqu’au 8 avril, et dans une moindre mesure, les retombées dans l’océan d’une partie des radionucléides rejetés dans l’atmosphère entre le 12 et le 22 mars. "La localisation du site de Fukushima, explique notamment l'IRSN, a permis une dispersion des radionucléides exceptionnelle, avec un des courants les plus importants du globe qui a éloigné les eaux contaminées vers le large dans l'océan Pacifique. Ainsi, les résultats de mesure obtenus dans l'eau de mer et les sédiments côtiers laissent supposer que les conséquences de l'accident, en termes de radioprotection, deviendraient faibles pour les espèces pélagiques à partir de l'automne 2011 (concentrations faibles dans l'eau de mer et stockage sédimentaire limité").
L' Institut ajoute toutefois: "Cependant, une pollution significative de l’eau de mer sur le littoral proche de la centrale accidentée pourrait persister dans le temps, à cause des apports continus de substances radioactives transportées vers la mer par le ruissellement des eaux de surface sur des sols contaminés. De plus, certaines zones du littoral, non encore identifiées, pourraient montrer des conditions de dilution ou de sédimentation moins favorables que celles observées jusqu’à présent. Enfin, la présence éventuelle d’autres radionucléides persistants, comme le strontium 90 ou le plutonium, n’a pas été suffisamment caractérisée par des mesures.
"Les résultats de mesure récents montrent la persistance d’une contamination des espèces marines (poissons principalement) pêchées sur les côtes de la préfecture de Fukushima. Les organismes benthiques et filtreurs ainsi que les poissons au sommet de la chaine alimentaire sont, dans la durée, les plus sensibles à la pollution au césium. Il est donc justifié de poursuivre une surveillance des espèces marines prélevées dans les eaux côtières de Fukushima;"
Jeudi 27 Octobre 2011

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