Lors de son point presse de rentrée, la Chambre de Métiers et de l’Artisanat (CMA) de Nouvelle-Aquitaine a présenté les chiffres clés de l’artisanat régional arrêtés au 1er janvier 2026, ainsi que les résultats d’une étude de conjoncture menée auprès des artisans néo-aquitains fin 2025.
L’année 2025 a été marquée par une succession de crises et d’incertitudes qui ont fortement pesé sur l’activité des entreprises artisanales. En ce début d’année 2026, la visibilité reste extrêmement fragile, alors même qu’elle est indispensable pour investir, embaucher et transmettre. À ces incertitudes s’ajoutent des annonces de hausses de taxes au niveau national, ainsi que des augmentations parfois significatives de la cotisation foncière des entreprises décidées localement.
« Les entreprises artisanales n’ont plus de marges de manoeuvre. Elles ne délocalisent pas, n’optimisent pas fiscalement : elles subissent. Et lorsqu’une entreprise artisanale s’affaiblit, ce sont des emplois locaux, des centres-bourgs et des services de proximité qui disparaissent », rappelle le président de la CMA Nouvelle-Aquitaine, Gérard Gomez.
Dans ce contexte, le réseau des Chambres de Métiers et de l’Artisanat est lui aussi directement touché. La taxe pour frais de chambre, qui finance l’accompagnement de proximité des artisans, fait l’objet de prélèvements supérieurs à la trajectoire négociée il y a deux ans, réduisant mécaniquement les capacités d’action des CMA.
Une érosion progressive du tissu artisanal
Au 1er janvier 2026, la Nouvelle-Aquitaine compte 185 366 entreprises artisanales actives, soit près de 8 000 de moins qu’il y a trois ans, une perte moyenne de 2 650 entreprises par an.
Les services restent majoritaires (40 %), devant le bâtiment (35 %), la production (15 %) et l’alimentation (10,5 %). Seules 20 % des entreprises artisanales emploient au moins un salarié, confirmant la prédominance de structures de très petite taille.
La part des entrepreneurs individuels atteint 68 %, traduisant l’essor de la micro-entreprise dans un contexte économique plus contraint.
Des créations d’entreprises encore dynamiques, mais fragiles
En 2025, 23 425 entreprises artisanales ont été créées en Nouvelle-Aquitaine. Si ce niveau reste inférieur à celui observé en 2022, il témoigne d’une dynamique entrepreneuriale qui se maintient.
Les créations sont très majoritairement portées par les micro-entreprises (77 % des immatriculations). Leur pérennité reste toutefois fragile : seuls 28 % des micro-entrepreneurs immatriculés en 2018 étaient encore actifs cinq ans plus tard.
Les créations demeurent dominées par les services (49 %) et le bâtiment (27 %).
Apprentissage : un repli des effectifs dans un climat d’incertitudes
Au 31 décembre 2025, la CMA Nouvelle-Aquitaine accueille 11 982 apprenants, soit 700 de moins qu’un an auparavant (-5,5 %), une évolution comparable à la moyenne nationale. Cette baisse est partiellement compensée par de bons résultats en première année et par la progression des publics en reconversion.
La CMA poursuit la modernisation de ses centres CMA Formation avec le soutien du Conseil régional et des collectivités. Toutefois, les incertitudes qui pèsent sur les financements de ces CFA font peser un risque réel sur la capacité à maintenir un haut niveau de formation et d’accompagnement des apprentis.
Conjoncture : une fragilité économique désormais installée
Menée entre le 31 octobre et le 1er décembre 2025, l’étude « L’artisanat néo-aquitain face aux mutations économiques » dresse le portrait d’un secteur sous tension.
57 % des artisans manquent de confiance dans l’avenir de leur entreprise. 72 % se déclarent en situation de fragilité financière, dont 43 % en situation critique.
La baisse du pouvoir d’achat des clients est la principale difficulté rencontrée (73 %), devant le coût des matières premières (44 %) et la baisse des carnets de commande (40 %).
Par ailleurs, 39 % des artisans déclarent rencontrer des difficultés à vivre exclusivement de leur activité.
En matière d’emploi et de compétences, les stratégies restent prudentes : 83 % des artisans prévoient de maintenir leur effectif, seuls 5 % envisagent de recruter. Si 35 % projettent de se former en 2026, 57 % n’ont aucun projet de formation.
Malgré ce contexte contraint, 55 % des artisans recommanderaient leur métier, signe d’un attachement fort et d’une résilience réelle, à condition que les entreprises retrouvent de la visibilité.
L’année 2025 a été marquée par une succession de crises et d’incertitudes qui ont fortement pesé sur l’activité des entreprises artisanales. En ce début d’année 2026, la visibilité reste extrêmement fragile, alors même qu’elle est indispensable pour investir, embaucher et transmettre. À ces incertitudes s’ajoutent des annonces de hausses de taxes au niveau national, ainsi que des augmentations parfois significatives de la cotisation foncière des entreprises décidées localement.
« Les entreprises artisanales n’ont plus de marges de manoeuvre. Elles ne délocalisent pas, n’optimisent pas fiscalement : elles subissent. Et lorsqu’une entreprise artisanale s’affaiblit, ce sont des emplois locaux, des centres-bourgs et des services de proximité qui disparaissent », rappelle le président de la CMA Nouvelle-Aquitaine, Gérard Gomez.
Dans ce contexte, le réseau des Chambres de Métiers et de l’Artisanat est lui aussi directement touché. La taxe pour frais de chambre, qui finance l’accompagnement de proximité des artisans, fait l’objet de prélèvements supérieurs à la trajectoire négociée il y a deux ans, réduisant mécaniquement les capacités d’action des CMA.
Une érosion progressive du tissu artisanal
Au 1er janvier 2026, la Nouvelle-Aquitaine compte 185 366 entreprises artisanales actives, soit près de 8 000 de moins qu’il y a trois ans, une perte moyenne de 2 650 entreprises par an.
Les services restent majoritaires (40 %), devant le bâtiment (35 %), la production (15 %) et l’alimentation (10,5 %). Seules 20 % des entreprises artisanales emploient au moins un salarié, confirmant la prédominance de structures de très petite taille.
La part des entrepreneurs individuels atteint 68 %, traduisant l’essor de la micro-entreprise dans un contexte économique plus contraint.
Des créations d’entreprises encore dynamiques, mais fragiles
En 2025, 23 425 entreprises artisanales ont été créées en Nouvelle-Aquitaine. Si ce niveau reste inférieur à celui observé en 2022, il témoigne d’une dynamique entrepreneuriale qui se maintient.
Les créations sont très majoritairement portées par les micro-entreprises (77 % des immatriculations). Leur pérennité reste toutefois fragile : seuls 28 % des micro-entrepreneurs immatriculés en 2018 étaient encore actifs cinq ans plus tard.
Les créations demeurent dominées par les services (49 %) et le bâtiment (27 %).
Apprentissage : un repli des effectifs dans un climat d’incertitudes
Au 31 décembre 2025, la CMA Nouvelle-Aquitaine accueille 11 982 apprenants, soit 700 de moins qu’un an auparavant (-5,5 %), une évolution comparable à la moyenne nationale. Cette baisse est partiellement compensée par de bons résultats en première année et par la progression des publics en reconversion.
La CMA poursuit la modernisation de ses centres CMA Formation avec le soutien du Conseil régional et des collectivités. Toutefois, les incertitudes qui pèsent sur les financements de ces CFA font peser un risque réel sur la capacité à maintenir un haut niveau de formation et d’accompagnement des apprentis.
Conjoncture : une fragilité économique désormais installée
Menée entre le 31 octobre et le 1er décembre 2025, l’étude « L’artisanat néo-aquitain face aux mutations économiques » dresse le portrait d’un secteur sous tension.
57 % des artisans manquent de confiance dans l’avenir de leur entreprise. 72 % se déclarent en situation de fragilité financière, dont 43 % en situation critique.
La baisse du pouvoir d’achat des clients est la principale difficulté rencontrée (73 %), devant le coût des matières premières (44 %) et la baisse des carnets de commande (40 %).
Par ailleurs, 39 % des artisans déclarent rencontrer des difficultés à vivre exclusivement de leur activité.
En matière d’emploi et de compétences, les stratégies restent prudentes : 83 % des artisans prévoient de maintenir leur effectif, seuls 5 % envisagent de recruter. Si 35 % projettent de se former en 2026, 57 % n’ont aucun projet de formation.
Malgré ce contexte contraint, 55 % des artisans recommanderaient leur métier, signe d’un attachement fort et d’une résilience réelle, à condition que les entreprises retrouvent de la visibilité.
La Chambre déplore par ailleurs:
"Au mépris du vote des parlementaires (Assemblée Nationale et Sénat) qui se sont clairement exprimés pour le respect de la trajectoire négociée avec l’Etat (-13,25 millions d’euros),le gouvernement a pris le mardi 20 janvier, de façon unilatérale, la décision d’imposer au réseau des CMA une baisse supplémentaire de ses ressources au titre du budget 2026.
La baisse de ressources imposée unilatéralement au réseau des CMA par le gouvernement risque de faire un grand perdant : l’artisan ! "

Accueil
L'artisanat face aux incertitudes


















