La Coordination anti-LGV relance la mobilisation


Pour les associations d'opposants le TGV c'est dépassé. Elles dénoncent le gouffre dépensier des lignes à grande vitesse et leur impact négatif sur les territoires et les villes moyennes


Intervention de Victor Pachon (Pays Basque)-Ph Paysud
Intervention de Victor Pachon (Pays Basque)-Ph Paysud
Ils avouent avoir été sonnés, mais ils ne se considèrent pas pour autant vaincus. Ils pensent même gagner aux points. Recours auprès des instances européennes
 
"Nous sommes motivés à continuer l'action. Nous sommes dans le sens de l'Histoire..." C'est ce qu'ont répété devant la presse, à la Maison de la Nature et de l'Environnement, à Bordeaux, les porte-parole de la Coordination interdépartementale anti-LGV, avec à leurs côtés l'un des avocats des associations, Me Hurmic. Des associations, un instant KO, mais qui maintenant relèvent la tête, le contexte actuel jouant en leur faveur. Le choc, rappelons-le, vint de l'arrêt du Conseil d'Etat du 11 avril 2018 qui rejette tous les recours (sept au total, dont trois des associations) et confirme la déclaration d'utilité publique (DUP) du projet de LGV Bordeaux-Dax-Toulouse.
"Aujourd'hui cette juridiction ne suit pas sa propre jurisprudence, alors que le tribunal administratif a lui annulé la DUP des aménagements ferroviaires au sud de Bordeaux pour ce même motif". Et d'ajouter: "à l'instar de l'enquête d'utilité publique qui a donné un avis défavorable, nous avons démontré que les inconvénients du projet l'emportaient sur les avantages (....) Alors qu'il est unanimement reconnu que les 2/3 des LGV qui ne sont pas rentables qui plombent les comptes de la SNCF, que le rapport Spinetta considère le réseau ferroviaire à grande vitesse comme abouti, et que le Président de la République,son Premier ministre et les ministres en charge des transports estiment qu'il faut reconsidérer ces projets".
Les intervenants critiquent les élus ardents défenseurs des projets, en particulier Alain Rousset "qui continue à avoir la tête dans le sable". Pour la Coordination les LGV ne résolvent en rien le problème du fret ferroviaire et des camions, au contraire. Ils se félicitent, en revanche, de la compréhension du Président du Conseil départemental de la Gironde (Jean-Luc Gleyze) quant à l'impact négatif des LGV sur les territoires.
"Les LGV ne desservent pas les territoires et favorisent la métropolisation". Le représentant de l'association lot-et-garonnaise a d'ailleurs mis en évidence les incertitudes qui planent quant la desserte des villes moyennes comme Agen et Montauban qui pourraient devoir se contenter de voir passer les trains Bordeaux-Toulouse, lesquelles villes,dans ce cas, ne bénéficieraient guère d'impact économique. La suppression de TGV entre Bordeaux et Angoulême met la puce à l'oreille quant à la politique future de la SNCF.
Pour la Coordination anti-LGV "la mort lente des LGV est programmée", et la France est le seul pays à persister dans leur construction. Selon ses animateurs "la décision politique revient au gouvernement" lequel doit annoncer prochainement des projets prioritaires. Mais ne désarmant pas sur le plan juridique, la Coordination prévoit de formuler des recours auprès de la Cour Européenne des Droits de l'Homme et de la Cour de Justice de l'Union Européenne.
G.G.
Jeudi 17 Mai 2018

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