Lutte contre la flavescence dorée: le cri d'alarme des pépiniéristes viticoles



Les pépiniéristes vigilants (ph Paysud)
Les pépiniéristes vigilants (ph Paysud)
La maladie de la flavescence dorée, qui est un lourd fléau pour les vignobles, se trouve au centre d'une polémique se rapportant à l'emploi des pesticides, lesquels sont accusés de tous les maux par la mouvance bio. Or, l'efficacité de la lutte contre cette maladie dont le vecteur est un insecte -la cicadelle- passe par la destruction de celui-ci, qui peut être décrétée par les préfets sur avis des services spécialisés. Disposition qui va évidemment à l'encontre de la viticulture bio, à plus forte raison, si elle est comme c'est le cas dans cette affaire, en biodynamie.
C'est ainsi qu'un viticulteur bio de Côte d'Or, Emmanuel Giboulot, avait refusé de traiter ses vignes. Il s'est retrouvé devant le tribunal correctionnel de Dijon, lequel l'a condamné à 1000€ d'amende dont 500 avec sursis.Sanction clémente qui ne l'empêche pas de faire appel.
La Fédération Française de la Pépinière Viticole (président David Amblevert, Gironde; secrétaire général Patrice Gentié, Lot-et-Garonne) n'en est pas vraiment satisfaite. Elle alerte sur l’urgence qu’il y a, selon elle, "à protéger l’outil de production par un contrôle renforcé des vignobles". Elle poursuit dans un communiqué:
"L’impunité (ou presque) d’un viticulteur qui refuse de traiter ses vignes contre la cicadelle de la flavescence dorée crée un précédent qui risque, en se propageant, d’exposer l’ensemble de la filière viticole à un risque sanitaire grave. Cautionner ainsi l’irresponsabilité est d’autant plus regrettable que, comme tout le monde le sait, cette maladie mortelle de la vigne peut être contenue uniquement grâce aux insecticides agissant contre son vecteur, la cicadelle".
"Les pépiniéristes sont en première ligne de ce risque, ajoute David AMBLEVERT, président de la FFPV Pour la défense de toute la filière de la vigne et du vin, le recours à des prospections renforcées des vignobles est une absolue nécessité...."

La FFPV note: "Dans les pépinières viticoles et les vignes mères de porte-greffe ou de greffons, la lutte contre le vecteur de la flavescence dorée est obligatoire sur tout le territoire national depuis 1988. Les conséquences pour la pépinière du nouvel arrêté relatif à la lutte contre la flavescence dorée de la vigne paru le 31 décembre 2013 sont importantes de par un principe de précaution extrême avec un recours renforcé au Traitement à l’Eau Chaude (TEC)." La profession émet cependant de sérieuses réserves sur l'efficacité et les inconvénients du traitement à l'eau chaude.
La flavescence sur les vignes: une fois un pied de vigne contaminé, il n’existe aucun traitement, il doit être arraché et détruit. Si une parcelle de vignes est touchée à plus de 20 %, elle doit être éliminée. Les principaux moyens de lutte restent l’arrachage, la destruction des pieds malades et la régulation des populations de l’insecte vecteur, la cicadelle, qui est réputée transporter le phytoplasme responsable, Scaphoideus titanus.
Mercredi 9 Avril 2014

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