Rigoletto à Chambord: doit-on en rire?

L'opéra de Verdi retransmis par Paris Première depuis la cour du château était à dure épreuve



Rigoletto à Chambord: doit-on en rire?
Il y a des moments où on se sent embarrassé. Doit-on dire les choses, c'est-à-dire affirmer tout haut ce que chacun pense tout bas, ou au contraire les taire? Pas facile lorsque l'évidence de la vérité désagréable risque de déplaire à des gens que l'on aime bien comme la chaîne de télévision Paris Première, le talentueux Francis Perrin (qui assurait la mise ne scène) la chef d'orchestre Mélanie Thiébaut. Mais dans quelle mesure doit-on leur faire porter le chapeau? Sont-ils seuls responsables? Ce qui est certain c'est que la diffusion en direct du célèbre opéra de Verdi Rigoletto depuis la cour du château de Chambord le samedi 19 septembre n'a pas été une réussite. Nous portons ici une appréciation en tant que téléspectateur, et nous aimerions bien connaître le point de vue de ceux qui ont assisté à ce qui eut pu être un évènement exceptionnel dans ce cadre lui aussi exceptionnel.Hélas, il n'en fut rien.La retransmission ne pouvait, certes, que nous envoyer ce qui lui était donné.Sur ce point, disons-le, le génie n'était pas au rendez-vous. On se demande d'ailleurs comment cela pouvait fonctionner avec un orchestre enterré sous la scène et dont on n'apercevait pas grand chose, si ce n'est parfois les bras de la chef d'orchestre. Comment peut-on admettre que ceux qui produisent 80% du charme des opéras de Verdi soient ainsi placés dans l'ombre. On devrait, au contraire les monter sur la scène. Quant à ce que l'on entendait!...Notamment beaucoup trop de basses et de rythmes, ce qui était peut-être dû à une mauvaise disposition de la prise de son et au plafond bas qui faisait caisse de résonance et étouffait les cordes. A tel point que l'on frôlait parfois les accents des concerts de techno!

Trop de micros

Comment cela pouvait-il bien fonctionner.... avec un chef d'orchestre situé dans le dos des chanteurs? Ceux-ci affichaient d'ailleurs en permanence, sauf peut-être Magali de Prelle (Gilda) une certaine retenue guère adaptée aux épisodes du drame. Peut-être parce qu'il n'y avait pas de véritable symbiose entre la musique et les voix.
Mais l'autre grand écueil était du côté de la prise de son, de ces micros-émetteurs autour de toutes les bouches produisant des bruits de toucher parasites, marquant un temps mort au captage. Y en avait-il aussi dans la fosse d'orchestre? Le brouhaha y était quasi permanent.
Alors de grâce, la prochaine fois contentez-vous de micros d'ambiance, exhibez l'orchestre au vu de tous -sur place sa musique atteindra sans électronique toutes les oreilles- et permettez au chef d'orchestre de jouer complètement son rôle. Mais ce n'est pas avec ce Rigoletto de Chambord que l'on aura attiré un nouveau public à l'opéra, même si la présentatrice lui a rappelé que l'oeuvre de Verdi était une mine de tubes exploitées par les publicitaires....
Dimanche 20 Septembre 2009

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