Sommet des aires marines de Guadeloupe:objectif atteint



Sommet des aires marines de Guadeloupe:objectif atteint
Le premier colloque caribéen de Guadeloupe sur les Aires Marines Protégées s’est tenu pendant quatre jours, au Gosier . Une centaine de spécialistes du sujet - scientifiques, gestionnaires, politiques, professionnels de la mer - ont collaboré, échangé leurs expériences, noué des contacts et fait émerger de nouvelles pistes pour l'action. Cette initiative visait à réunir des gestionnaires, scientifiques, et acteurs socio-économiques et politiques pour discuter des réserves marines dans les Caraïbes. Intervenants et participants de Guadeloupe, de Martinique, de St Martin et de Guyane, mais aussi d'une dizaine de pays caribéens, ont ainsi mené pendant quatre jours des échanges nourris et constructifs sur plusieurs thèmes d'actualité pour la gestion des aires marines protégées. Pour les trois organisateurs (le Parc national de la Guadeloupe, le Centre d’activités régional du protocole SPAW et l’Agence nationale des aires marines protégées) le bilan est globalement très positif.
Beaucoup de sujets- Une panoplie de thématiques a été abordée et longuement discutée. « Nous avons beaucoup travaillé sur l'impact des aires marines protégées sur le développement économique, explique Denis Girou, directeur du Parc national. Nous avons échangé nos expériences sur la gestion des activités économiques dans les zones très protégées, mais également confronté nos données sur l'impact qu'ont ces zones sur les territoires qui les jouxtent. Aujourd'hui, on est capable de chiffrer la valeur économique totale d'une aire marine protégée. Cela permet, entre autres, de donner une estimation de ce que nous rend la nature quand on la conserve en bon état ».

Echanges fructueux

Pour le président Ferdy Louisy, Président du Conseil d'administration du Parc national et Vice-président de l'Agence des Aires marines protégées, initiateur de ce colloque, le bilan est également riche. « Nous avons évoqué des sujets originaux, dans une logique régionale. Nous avons atteint notre objectif qui était de traiter l'actualité touchant ces aires marines et de trouver ensemble des réponses sur des sujets aussi divers que l'approche socio-économique, la gestion de la pêche et du tourisme, ou encore la conservation du lamantin dans les Antilles. »
Le Grand Cul -de-Sac- Le dernier jour, une visite était organisée pour découvrir grandeur nature les paysages évoqués tout au long du colloque : la mangrove, les herbiers, la Rivière salée et l'îlet Caret. Le Grand Cul-de-sac marin est un endroit emblématique en Guadeloupe. Il est au confluent de tout et regroupe tous les types d'habitat de la faune et la flore ; d'où l'intérêt d'en mesurer la valeur économique, d'y appréhender les activités touristiques (plongée, plaisance) et d'en voir les limites. Les échanges ont été fructueux en matière de protection des fonds marins, de gestion des flux touristiques, de valorisation socio-économique des AMP, de gestion de la pêche. Mais surtout, des réseaux relationnels ont été créés en vue du partage d'expériences futures. Le Parc a ainsi communiqué sur ces expériences originales que sont la gestion des opérateurs de plongée sur les îlets Pigeon, le suivi écologique des récifs coralliens par l'UAG, ou encore le partenariat avec le comité des pêches. Cette convention, qui va lier le Parc et le Comité, fixe huit axes de coopération pour améliorer les pratiques de pêche dans les zones maritimes adjacentes aux aires protégées.
Le retour du lamantin?- Concernant la réintroduction du lamantin (mammifère herbivore des eaux littorales) dans les eaux du Grand Cul-de-Sac Marin: « Il y trouverait un accès à l’eau douce, un habitat favorable en terme de ressource alimentaire et de reproduction, le niveau de menace étant relativement faible dans cette zone », a indiqué John Reynolds, directeur du Center for Marine Mammal and Sea Turtle Research en Floride et éminent spécialiste du sujet. La Floride, justement, où quinze écoliers de Sainte-Rose se rendront à Pâques après avoir remporté un concours organisé par le Parc national en partenariat avec Air France et intitulé : « Des journalistes en herbes à la rencontre du lamantin ». Durant une semaine, ils vont suivre un programme concocté par « l’Ecole de la Mer » à la découverte de plusieurs sites et centres d’observation du lamantin. A l’occasion de la signature de la convention avec Air France durant le colloque, le président Ferdy Louisy s’est adressé aux écoliers en leur disant : « Aux Etats-Unis soyez les ambassadeurs de l’écologie en Guadeloupe. C’est vous qui allez construire l’avenir ».

Vendredi 4 Février 2011

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