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Dans un contexte marqué par des bouleversements multiples (climat, coûts de l’énergie, tensions géopolitiques et évolution des modes de consommation) comment rendre la filière des fruits et légumes frais plus résiliente Quelles priorités fixer pour accompagner ces transformations ?
Réuni dernièrement en assemblée plénière, le Comité régional d’INTERFEL Nouvelle-Aquitaine a choisi d’ouvrir la réflexion en donnant la parole à deux experts. 70 personnes se sont rassemblées, à Bordeaux dans le cadre d’exception de la MECA, autour du thème « Tout bouge, tout doit bouger : par où commencer ?"
Sandrine DOPPLER, analyste et prospectiviste spécialisée dans les systèmes alimentaires, a tout d’abord pointé les paradoxes auxquels la filière est confrontée. Entre développement du snacking et nécessité de réduire les emballages plastiques ou, autre paradoxe, la perception d’un coût jugé élevé des fruits et légumes frais brut alors que lorsqu’ils sont vendus découpés le prix n’est plus un sujet, les contradictions sont nombreuses. Au cœur de ce paradoxe, une question centrale : quelles pistes explorer pour la filière pour accompagner et soutenir la consommation de fruits et légumes frais?
Fort de plus de 15 ans d’observation et d’accompagnement de producteurs agricoles et leurs partenaires agroalimentaires en France et à l’international Sébastien ROUMEGOUS, agronome spécialiste de l’agriculture régénératrice des sols et des écosystèmes, s’est concentré sur l’amont des filières et a partagé 3 convictions :
- La transition vers l’agriculture régénératrice est une des stratégies à poursuivre pour faire face aux défis climatiques, à la volatilité des coûts de production et aux contraintes géopolitiques. En boostant la biodiversité fonctionnelle, elle permet d’améliorer la structure des sols, la disponibilité
des nutriments et les mécanismes de biocontrôle, et rend ainsi le système de production plus robuste face aux aléas et moins dépendante d’intrants.
- Cette transition ne peut être uniforme et doit être progressive en fonction des réalités de chaque exploitation agricole : capacités techniques, situation économique, équipements ou caractéristiques des sols. L’accompagnement des agriculteurs doit ainsi prendre en compte ces paramètres pour garantir des transformations viables et durable.
Engagé aux côtés de ses partenaires régionaux, le Comité régional d’INTERFEL Nouvelle-Aquitaine poursuit ses actions pour structurer et renforcer la filière sur son territoire. L’objectif est clair : contribuer à l’augmentation de la souveraineté alimentaire, avec une progression de 5 points d’ici 2030 et une dynamique de +10 points à horizon 2035, dans le cadre du Plan de Souveraineté de la filière Fruits et Légumes Frais.
Réuni dernièrement en assemblée plénière, le Comité régional d’INTERFEL Nouvelle-Aquitaine a choisi d’ouvrir la réflexion en donnant la parole à deux experts. 70 personnes se sont rassemblées, à Bordeaux dans le cadre d’exception de la MECA, autour du thème « Tout bouge, tout doit bouger : par où commencer ?"
Sandrine DOPPLER, analyste et prospectiviste spécialisée dans les systèmes alimentaires, a tout d’abord pointé les paradoxes auxquels la filière est confrontée. Entre développement du snacking et nécessité de réduire les emballages plastiques ou, autre paradoxe, la perception d’un coût jugé élevé des fruits et légumes frais brut alors que lorsqu’ils sont vendus découpés le prix n’est plus un sujet, les contradictions sont nombreuses. Au cœur de ce paradoxe, une question centrale : quelles pistes explorer pour la filière pour accompagner et soutenir la consommation de fruits et légumes frais?
Fort de plus de 15 ans d’observation et d’accompagnement de producteurs agricoles et leurs partenaires agroalimentaires en France et à l’international Sébastien ROUMEGOUS, agronome spécialiste de l’agriculture régénératrice des sols et des écosystèmes, s’est concentré sur l’amont des filières et a partagé 3 convictions :
- La transition vers l’agriculture régénératrice est une des stratégies à poursuivre pour faire face aux défis climatiques, à la volatilité des coûts de production et aux contraintes géopolitiques. En boostant la biodiversité fonctionnelle, elle permet d’améliorer la structure des sols, la disponibilité
des nutriments et les mécanismes de biocontrôle, et rend ainsi le système de production plus robuste face aux aléas et moins dépendante d’intrants.
- Cette transition ne peut être uniforme et doit être progressive en fonction des réalités de chaque exploitation agricole : capacités techniques, situation économique, équipements ou caractéristiques des sols. L’accompagnement des agriculteurs doit ainsi prendre en compte ces paramètres pour garantir des transformations viables et durable.
Engagé aux côtés de ses partenaires régionaux, le Comité régional d’INTERFEL Nouvelle-Aquitaine poursuit ses actions pour structurer et renforcer la filière sur son territoire. L’objectif est clair : contribuer à l’augmentation de la souveraineté alimentaire, avec une progression de 5 points d’ici 2030 et une dynamique de +10 points à horizon 2035, dans le cadre du Plan de Souveraineté de la filière Fruits et Légumes Frais.

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Fruits et légumes frais: la consommation en question


















