La loi sur l'eau va-t-elle côuter 4 millions d'euros à l'agriculture lot-et-garonnaise?



Ph Arvalis
Ph Arvalis
La pratique de l'irrigation en agriculture éveille de longue date l'ire des mouvements écologiques, et leurs critiques ont fini par imprégner la société, et ses représentants, c'est-à-dire un monde politique plus attentif à sa réélection qu'aux raisonnements rationnels. Ainsi, en des temps où l'économie n'était pas en pleine dissolution comme aujourd'hui, chacun y mit du sien: Bruxelles avec une "directive-cadre", puis Paris avec une loi sur l'eau conséquence de la précédente. L'affaire entraîne toutefois depuis le début des remous, et ce d'autant plus que des périodes de sécheresse ont fait croire que l'eau était devenue un bien rare et précieux, et qu'il fallait donc se le partager, ce qui revient à appliquer une forme de rationnement. Des freins à la consommation ont été instaurés par les taxations, l'installation de compteurs d'eau au bord des champs en agriculture, etc. Mais la question de l'eau est un peu comparable à celle du réchauffement climatique:il n'y a pas plus de pénurie d'eau en ce moment à travers le grand sud-ouest que de températures anormalement élevées. Pourtant la machine aveugle devant instaurer la taxe carbone est en route comme celle de l'application de la loi sur l'eau! Cette dernière inquiète en tout cas particulièrement les agriculteurs lot-et-garonnais qui sont les premiers irrigants du sud-ouest, suivis de près par leurs voisins landais. Mais il est vrai que ces derniers se sont eux-aussi préoccupés du sujet par la voix de Dominique Graciet, président de la chambre d'agriculture des Landes et de la chambre régionale d'Aquitaine.

8 000 hectares au régime sec

Ce sont néanmoins les agriculteurs lot-et-garonnais qui sont les premiers à monter au créneau. La chambre d'agriculture de ce département annonce en effet l'organisation, à Tonneins (14h30, Centre culturel) le lundi 22 février, d'une journée d'information qui risque d'être marquée des réactions au trop plein de réglementation qui s'annonce pour 2011. Ce sera en effet à ce moment là qu'interviendront les plans de gestion de l'eau avec la mise en place d'un "organisme unique" qui devra définir le volume global à répartir entre les différents usagers.
"Dès 2011, explique la chambre d'agriculture de Lot-et-Garonne, les évolutions législatives et réglementaires sur l’eau modifieront considérablement les conditions dans lesquelles seront accordées les autorisations d’irrigation. La Loi sur l’eau qui propose des volumes « prélevables » pour l’irrigation par bassins versants, fait état de réduction des possibilités d’irrigation pouvant aller de 20% à 80% voire 100% sur certains bassins versants dits « nonré alimentés ». "Cette réforme, poursuit-elle, reçoit un fort désaccord de la profession agricole sur le fond et particulièrement sur la gestion en volume et non en débit qui plafonnera les agriculteurs bien en deçà des autorisations actuelles. La gestion par volume est un non-sens. Des conséquences désastreuses seront engendrées :
- réduction de 20 à 80% des volumes autorisés en fonction des bassins
- 8000 hectares irrigués en moins en Lot-et-Garonne
- Cela représente une perte sèche d’au minimum 4 000 000 d’€"
"Veut-on encore des agriculteurs dans notre département ?" interroge l'assemblée consulaire lot-et-garonnaise
Vendredi 12 Février 2010

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Tags : eau, irrigation, loi, perte
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