Rencontre internationale sur le phylloxera: l'ennemi de la vigne toujours sous surveillance



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Du 28 au 30 août l’Institut des Sciences de la Vigne et du Vin (ISVV) accueille à Vilenave d'Ornon (Gironde) la 6ème rencontre internationale sur le phylloxera. Cinquante scientifiques en provenance de 11 pays différents viennent échanger sur les avancées des connaissances sur ce parasite, particulièrement dommageable pour la culture de la vigne, et sur la question associée qui est celle des porte-greffes utilisés pour contrôler son impact.
Bien que considéré comme un problème résolu, les recherches se poursuivent sur ce sujet . En effet les nouveaux enjeux, tels que le changement climatique, motivent la recherche de nouveaux porte-greffes mieux adaptés aux conditions à venir. Dans ce contexte, conserver un haut niveau de résistance au phylloxéra s’impose afin d’éviter toutes erreurs qui pourraient mettre en péril le vignoble, à l’instar du vignoble californien qui, dans les années 1990, fut sévèrement touché en raison de l’utilisation de porte-greffes pas assez résistants ou à l’apparition de nouvelles souches de phylloxera plus agressives.
A Bordeaux, deux équipes scientifiques de l’Inra en Aquitaine associées aux unités et laboratoires de recherche partenaires de l’Institut des Sciences de la Vigne et du Vin (ISVV), sont particulièrement actives dans ce domaine. Elles sont impliqués d’une part, dans la quête d’une meilleure connaissance de la biologie et de la diversité du phylloxéra et, d’autre part, leurs actions de recherche intégrée portent sur la génétique et la sélection de nouveaux porte-greffes; le but est de comprendre le rôle que jouent les porte-greffes sur le développement de la vigne et l’incidence sur la qualité des raisins.
UN PEU D'HISTOIRE- Observés en 1863 dans le Gard, les premiers symptômes ont été notés dans la région bordelaise en 1867 à Floirac, chez Léo Laliman qui collectionnait des vignes d’origine américaine depuis 20 ans déjà. Le phylloxera, formellement identifié par Jules-Emile Planchon, professeur de botanique à Montpellier et Charles Riley, professeur d’entomologie aux Etats Unis, allait ensuite envahir l’ensemble du vignoble français à partir de ces foyers méditerranéens et bordelais. Les vignes américaines de Léo Laliman ont ensuite permis aux scientifiques des deux régions de montrer qu’elles étaient naturellement résistantes . A partir de 1880, l’idée du greffage des cépages français sur des vignes américaines se développa pour reconstituer le vignoble français. Alexis Millardet, professeur de Botanique à Bordeaux étudia le premier la génétique de la résistance au phylloxera chez les espèces américaines, ce qui permit par la suite d’améliorer l’efficacité de la sélection de nombreux porte-greffes de vigne. Les travaux actuels sont toujours basés sur ces premières découvertes.

Notre photo : L'affiche du symposium et Nathalie Ollat (Ecophysiologie et Génomique Fonctionnelle de la Vigne - Umr 1287 EGFV INRA, Bordeaux Sciences Agro, Univ. Bordeaux 1, Univ Bordeaux Segalen), généticienne spécialisée dans les porte-greffes vigne, organisatrice du colloque
Mardi 27 Août 2013

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