Suppression de l'exonération TO-DE::"un coup de massue" selon la pépinière viticole


Les pépiniéristes viticoles et leur président David Amblevert sont vent debout. La suppression de l'allègement de charges va coûter 4 millions d'euros à la filière et favoriser l'importation de plants


Une activité exigeante en main-d'oeuvre (ph Paysud)
Une activité exigeante en main-d'oeuvre (ph Paysud)
Comme les acteurs des filières spécialisées de l'agriculture exigeantes en main d'oeuvre, la Fédération Française de la Pépinière Viticole (président: le Girondin David Amblevert) est vent debout contre la suppression de l'exonération TO-DE (travailleurs occasionnel, demandeurs d'emploi) décidée par le gouvernement. Pourtant la filière française des plants de vigne souligne qu'elle est reconnue sur tous les marchés mondiaux pour la qualité sanitaire et agronomique de ses produits , son innovation variétale, la marque ENTAV-INRA®, nouveaux clones....
L’annonce du gouvernement sur la suppression de l’exonération TO-DE a surpris. David Amblevert, président de la FFPV, déclare:
«de telles mesures vont contribuer demain à une importation de plants encore plus importante; je prends acte et déplore que le gouvernement souhaite valoriser des productions étrangères, tels les plants de vignes, à l’heure du lancement de notre marque collective créée pour renforcer la compétitivité de la pépinière française dans un contexte de maladies émergentes».
Il regrette que le Ministre de l’Agriculture ait déjà décliné son invitation au prochain congrès annuel à Beaune, les 24 et 25 octobre. Pour les pépiniéristes, qui emploient beaucoup de saisonniers pour produire les plants de vignes, ce nouveau dispositif représente «un coup de massue à toute l'agriculture spécialisée dont la pépinière viticole fait partie».
En effet, la compensation proposée de réduction générale des charges tous secteurs n’est pas adaptée aux productions végétales spécialisées en agriculture. En outre, comme 60 % du coût de production d’un plant est constitué par la main-d’œuvre, la modification de cette loi aura forcément une incidence sur le prix des plants:les charges représentent avec cette suppression 200 euros supplémentaires par salarié et par mois, soit l’équivalent de 4 millions d’euros pour l’ensemble de la filière française.
Le coût du travail d'un saisonnier agricole en France en 2018 est déjà 37 % plus élevé qu’en Italie, 27% qu’en Allemagne, 20% qu’en Espagne, 19% qu’en Belgique... La FFPV rappelle que la pépinière viticole française, la première au monde, représente 5000 emplois équivalents temps plein répartis au sein de 600 entreprises, qui produisent 232 millions de plants. Elle demande le maintien de ce dispositif d'exonérations de charges coûte que coûte «afin que le dynamisme de cette filière ne soit pas une nouvelle fois entravé par les distorsions de concurrence créées par le système français» précise Pierre Denis Tourette, secrétaire général.
(D'après le communiqué)
Mercredi 26 Septembre 2018

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