Les nouveaux horizons du Parc National des Pyrénées



Les nouveaux horizons du Parc National des Pyrénées
Les Pyrénées constituent bien l'un des principaux joyaux du patrimoine du Grand Sud-Ouest dont elles sont aussi le trait d'union entre Atlantique et Méditerranée. Dès les années 60 l'Etat, à juste titre, s'est employé à protéger cette zone, comme quelques autres. Ainsi naissait le Parc National des Pyrénées. Il s’étire sur 100 kilomètres, sur deux départements (Pyrénées-Atlantiques et Hautes-Pyrénées) et deux régions (Aquitaine et Midi-Pyrénées), du Gave d’Aspe à la Neste d’Aure, le long de la crête frontière qui l’unit à l’Espagne. Unique parc national français du massif pyrénéen, il protège, sur les 45 707 hectares de coeur, des territoires d’altitude ne descendant jamais au-dessous de 1 000 mètres et culminant à 3 298 mètres à la Pique Longue du Vignemale. Fruit de débats passionnés qui présidèrent à sa création, son périmètre répond à des logiques mêlant écologie et politique, ce qui explique sa faible largeur (de 0,8 à 10 kilomètres) et son implantation en altitude. Ce Parc doit aujourdhui mettre en oeuvre une nouvelle méthode de gestion, assortie d'un élargissement de la zone, qui fait appel à la participation des collectivités et des associations. Il s'agit de la mise en place d'une charte, laquelle est un projet concerté de territoire d’une durée de validité de 15 ans. Elle concerne à la fois le cœur et l’aire d’adhésion. Elle définit des orientations pour le développement du territoire et la protection du patrimoine. Elle est un outil de gestion du territoire, elle permet un développement local et une valorisation du patrimoine naturel, culturel et paysager.
André Berdou, Président du Parc National des Pyrénées est venu présenter le projet au Club de la Presse de Bordeaux. Il a expliqué que la Charte du Parc National des Pyrénées est un dispositif nouveau issu de la loi de 2006, réformant la politique nationale des parcs nationaux. C’est un projet de territoire sur 15 ans concernant le cœur du Parc et une zone périphérique dite « aire optimale d’adhésion » qui concerne 86 communes qui auront le choix d’adhérer ou non.


De l'ours au berger...

André Berdou au Club de la presse de Bordeaux
André Berdou au Club de la presse de Bordeaux
Ce projet se divise en 2 parties :
Pour la zone cœur du Parc, il s’agit de préciser la réglementation .Pour l’aire d’adhésion, il s’agit de mettre en place des orientations thématiques regroupant un ensemble de sujets liés à la vie des vallées dans un environnement naturel, riche et contrasté nécessitant l’implication des hommes et des femmes vivant dans ces vallées :
-les valeurs patrimoniales des vallées ( patrimoine naturel, culturel et paysage) ;
-l’agriculture et le pastoralisme;
-la forêt, l’eau;
-le tourisme durable;
-l’éco responsabilité des collectivités et le cadre de vie pour vivre mieux dans les vallées et les rendre attractives.
Six groupes de travail ont été constitués pour la mise en œuvre de cette charte, regroupant les élus locaux, les socio professionnels, les associatifs…l’ensemble des acteurs de la vie des vallées sous la présidence d’un membre du Conseil d’Administration du Parc .Le projet définitif sera proposé aux communes, validé par le conseil d'administration, et mis à l’enquête publique avant validation par le Conseil d’Etat.
Les propositions des groupes de travail seront remises et présentées aux maires des communes concernées fin mai. Une réunion fin juin au siège du Parc National à Tarbes permettra de recueillir les observations et commentaires obtenus par les maires auprès de leur conseillers municipaux .
2011 verra la finalisation du projet dont la validation par le Conseil d’Etat devra être effective au 31 décembre 2012. Les communes pourront alors se prononcer sur l’adhésion ou non à la Charte du Parc national des Pyrénées. Sera alors délimité par le Préfet le périmètre du Parc national recouvrant la zone cœur et l’aire des communes qui auront adhéré.
Toute cette procédure ne semble laisser une large marge de manoeuvre à la définition des niveaux de protection du patrimoine, voire de reconstitution de celui-ci. Se pose en effet inévitablement la question de l'ours slovène, et celle des vautours. Il semble que l'on prenne conscience que le berger et ses troupeaux font également partie du patrimoine, et qu'ils sont, aussi, à sauvegarder. Le dossier des vautours révèle lui, les imprévus des réglementations, ceux-ci, faute de déchets, s'attaquant à la faune protégée. C'est dire que l'avenir sera à la prise en compte d'un maximum d'éléments en matière de protection du patrimoine.


Mercredi 28 Avril 2010

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